Superbe introduction dans le sujet, j'en conviens. Mes excuses pour cette hibernation, mais elle fut due à plusieurs facteurs, notamment scolaires, mais pas seulement, enfin bref, passons.
Sujet de reprise, donc. C'est reparti.
Entendons-nous bien tout d'abord sur les termes du sujet. La question de l'heure, mes chers disciples, est justifiée par un constat : de nos jours, dans nos sociétés, on a tendance à dire/entendre/penser comme la blague de la bonne fée se penchant sur le berceau d'un bébé fille en disant : « Tu seras belle ou tu feras Polytechnique ». Et de façon plus anecdotique, tous les extraterrestres (à l'exception de Spock) sont plus avancés que nous niveau technologie et intelligence globale, mais sont par ailleurs représentés comme moches – n'est-ce pas une preuve éclatante que beauté et intellect sont séparés dans notre société ? (non ? oh...) On sépare assez souvent la beauté de l'intellect, le matériel des idées, le physique du métaphysique. Bon, posé comme ça, ça a l'air normal : les philosophes de tous poils ont raisonné en opposant matériel et spirituel. Oui, d'accord, mais alors, est-on soit beau soit intelligent ? La société actuelle tend à le penser ; a-t-elle raison ? Je l'ignore pour le moment, mais j'attends encore les résultats des analyses du labo. Posons-nous plutôt à présent la question de l'origine et la justification éventuelle de cette conception : qu'est-ce qui a fait que l'on a tendance à penser ceci dans la société actuelle ? Est-ce que cette affirmation est justifiée, ou bien est-ce Préjugé qui a encore frappé ?
Avant d'étudier ce phénomène, tournons-nous vers le qualitatif, et effectuons quelques observations. Et nous nous apercevons que le contre-exemple est vite trouvé : on peut très bien être moche et con, il n'y a aucun problème. Blague à part, il existe des gens qui sont beaux et intelligents, des personnes intelligentes gracieuses ou qui s'habillent avec goût, bref qui ont les deux (je ne citerai pas de nom, mais elle se reconnaîtra en lisant ces lignes...). Par exemple, Sharon Stone, ou bien Loana, même si j'aurais tendance à dire pour cette dernière qu'elle cache bien son jeu derrière ses yeux qui semblent avoir été faits pour voir passer les trains.
Mais mais mais, allez-vous m'objecter, c'est plat, tout ça ! D'accord, ça n'est pas vrai pour certain(e)s, mais on n'a pas demandé à cette assertion d'être un théorème mathématique ! Il existe des contre-exemples, certes, mais qu'en est-il pour l'humain moyen ?
Permettez-moi quelques préliminaires - il faut toujours faire des préliminaires – enfin passons. Quelques considérations sur la beauté s'imposent.
Déjà, pourquoi quelques considérations à propos de la beauté et pas à propos de l'intelligence ? Parce qu'il y a plus de choses à dire sur la beauté de nos jours. En effet, l'intelligence, depuis longtemps, c'est peu ou prou la même chose : il « suffit » d'avoir reçu une éducation et une culture appropriée pour l'être. Ca n'a pas changé depuis des siècles, et vraisemblablement ça ne changera pas tellement – pour être intelligent, apprenez, étudiez, ça semble assez logique, du moins pour moi. Alors que la beauté...
Attention, schéma. Regardons en arrière : dans des temps plus reculés, disons au Moyen Age, il y avait ceux qui étaient beaux et ceux qui se cachaient. Plus sérieusement, vous naissiez beaux ou laids, mais on ne pouvait rien y changer. Oh, bien sûr, si vous étiez aristocrate ou princesse, vous pouviez prendre des cours de maintien, mettre des belles robes, etc. Mais basiquement, si vous étiez moche, si votre peau n'était pas satinée ou votre nez trop fort, vous ne pouviez pas le changer. Bon, vous me direz, qui s'en soucie ? Je n'y étais pas, mais je pense qu'au Moyen Age, entre la peste, les brigands, les travaux des champs, se soucier de votre beauté apparaissait comme secondaire, du moins pour le peuple du Tiers-Etat, qui ne devait pas prendre une douche aux extraits de mangue tonique très souvent afin de raffermir sa peau et éliminer ses capitons.
Alors que maintenant... Divers facteurs ont fait leur apparition : le temps de travail fut réduit, et le temps de loisirs accru, ce qui permet à l'homme moderne de se consacrer un peu plus de temps ; mais surtout la société s'est modifiée, pour devenir une société de l'image, et du spectacle et du faux comme dirait Debord. Société de l'image, donc les gens se sont mis à se préoccuper de la leur ; à leur demande, on a développé la mode, le chic, le luxe, et des produits de beauté de plus en plus perfectionnés – on peut même vous greffer de la peau de coudes, si vous voulez. Le maquillage et la chirurgie esthétique ne correspondent rien de moins qu'à une demande du peuple de pouvoir contrôler et améliorer son image, son physique. Ainsi, grâce à ça, tout crapaud peut devenir une princesse. Tout défaut physique peut être corrigé, masqué, dissimulé, de telle sorte que l'homme (et la femme) peuvent cacher leur nature si cette dernière n'est pas valorisante et la remplacer par autre chose. Grâce à l'artificiel, la beauté n'est plus une composante naturelle : vous pouvez, vous aussi, paraître belle, en gommant vos défauts et en les remplaçant par ce qu'a la femme idéale – Barbie, par exemple. Vous avez des boutons ? Des rides ? On vous les enlève, vous aurez la peau douce et satinée. Vos cheveux sont gras ? On vous les rend soyeux, pour qu'ils puissent flotter dans le vent de façon gracieuse comme dans une pub de l'Oréal. Vous avez de la cellulite ? Tenez, voilà le docteur Ledentu, il va vous faire une liposuccion. Vos yeux ne vous plaisent pas ? Mettez des lentilles colorées (ou des yeux de gamins, récupérés dans les favelas de Rio de Janeiro – rigolez pas, ça arrive de plus en plus fréquemment, le trafic d'organes où on vous tue dans la rue pour revendre vos yeux – j'ignore par contre si ces organes parviennent jusqu'aux pays occidentaux, mais attendons voir...) Bref, grâce à l'artificiel, tout ce qui ne vous plaît pas peut être remplacé pour paraître beau – c'est à dire qu'on peut en un coup de baguette magique vous faire correspondre au canon de la beauté actuel.
Conséquence ? Je dirai, la beauté naturelle a tendance à disparaître. Ou plutôt, elle n'est plus reconnue à sa juste valeur, ça n'est pas un don, vous n'êtes pas forcément chanceuse. Parce que c'est plus joli avec des boucles d'oreilles, un peu de mascara, du fond de teint pour avoir un teint de pêche (d'où vient cette idée, d'ailleurs, d'avoir une peau de pêche ? Pourquoi pas une peau de kiwi, ou une peau de banane, ou de mûre ?), de la crème auto-bronzante pour avoir une peau de pêche aux UVs, et – oh, mon Dieu, il faut abso-lu-ment te mettre du gloss ! Pour paraître beau, de nos jours, il semble quasi-obligatoire de passer par l'artificiel ; donc, plus beaucoup de beautés naturelles : étant donné que si on travaille à sa beauté, on peut être au top (vision WASP du maquillage ?), une beauté naturelle paraîtra moins belle que le crapaud qui perd trois kilos en enlevant son maquillage, car celui-ci aura travaillé dur pour ne pas laisser la moindre imperfection sur son corps – et y aura peut-être en partie ou en totalité réussi, de telle sorte qu'il sera exactement conforme au canon de la beauté, à l'homme/la femme parfait(e) irréaliste, et sera donc perçue comme beau (c'est fou, il faut être « parfait » pour être beau...).
Est-ce un mal, est-ce un bien ? N'est-ce pas un progrès pour l'homme que de rendre à tous la possibilité de réparer les injustices de la nature ? (sentez l'ironie pointer...) Là n'est pas la question, et je saute à une partie suivante, qui vous vous en doutez s'appuiera sur ces considérations préliminaires.
Dans ces conditions, considérons une personne intelligente. Peut-elle être belle ? Bon, la question étant mal posée, on y répond oui et basta. Mais si on la laisse dans la nature et qu'on l'observe, sera-t-elle belle ? Je réponds : pas nécessairement, voire même plutôt non.
Je suis tombé en cours de rédaction de cet article sur un texte très bien fichu et qui illustre pas mal mon propos ; aussi, je vous renvoie à l'adresse http://www.kobal2.free.fr/ws_whynerds.php. Je me contenterai de résumer l'article, et de développer et expliciter la thèse de l'auteur de l'article, thèse que je partage en grande partie, et qui sera donc mon propos dans cette partie.
L'auteur analyse dans cet article pourquoi les « nerds », terme anglo-saxon désignait de manière limite péjorative les enfants surdoués qui s'intéressent à autre chose qu'à des choses de leur âge, comme les ordinateurs, l'astronomie, ou les mathématiques, pourquoi donc les nerds, enfants surdoués et donc considérés comme intelligents, sont-ils impopulaires. Dans l'article, donc, l'auteur développe que de nos jours, être populaire, ça se travaille (« A côté des teenagers américains qui travaillent 24h/24 à être populaires, les commandos SEALs de la Navy et les neurochirurgiens sont des branleurs »). Or les nerds voudraient bien être populaires, mais ils sont plus intelligents que la moyenne, comprennent plus vite et font des choses plus compliquées que les autres ; et l'auteur (en prenant l'exemple de lui-même) dit que les nerds veulent rester intelligents - en fait, ils préfèrent leur intelligence à la popularité. Ainsi, être populaire, ça se travaille, mais de la même manière qu'on ne réalise pas le nombre d'heures qu'il faut à un violoniste pour devenir virtuose, quelqu'un d'extérieur au système de la popularité, qui n'a jamais vraiment été intéressé par ça jusqu'à un certain point, ne verra pas forcément le travail qu'il y a derrière ; ainsi, quelqu'un qui n'a jamais voulu spécialement être populaire – ce qui arrive aux nerds jusqu'à ce qu'ils entrent au collège – ne réalisera pas qu'il faut y travailler pour être populaire. Et surtout, les nerds ont d'autres centres d'intérêt - les livres, les maths, que sais-je ; alors, quoi de plus normal que de continuer à s'y intéresser ? Ainsi, les centres d'intérêt des nerds sont tournés vers autre chose, et, préférant leur intelligence, ils ne se tourneront pas (en règle à peu près générale) vers les activités qui permettent d'être populaires.
Vous pourrez m'objecter qu'on parle ici d'enfants, d'adolescents, et qu'à cet âge-là les nerds comme les autres ne sont pas très matures : leur monde tourne beaucoup plus autour de l'apparence que le monde adulte ; on ne saurait en prenant leur exemple généraliser pour les êtres humains. Cela est vrai, certes, mais j'ai quelques objections à ça pas piquées des hannetons. Tout d'abord, qui éduque les enfants ? Les parents, et la société adulte ; ce sont eux qui transmettent les valeurs à l'enfant ; dans ces conditions, on peut dire que les enfants sont le reflet de leurs parents et de la société – si le souci de l'apparence était une valeur mineure parmi les parents et la société, les enfants ne seraient pas en majorité tournés vers l'apparence (si le but de tout le monde était d'être comique, alors les parents éduqueraient leurs enfants en leur répétant qu'être comique, c'est bien, et les enfants chercheraient à être comiques, non ?) Donc les adolescents sont en quelque sorte le reflet de notre société – à cet âge-là, ils sont bien imprégnés des valeurs parentales (plus qu'à l'âge de 3 ans) et, se cherchant, sont plus influençables par la société. De plus, le fait qu'ils soient un peu moins matures et réfléchis, et que leur monde tourne beaucoup plus autour de l'apparence que le monde adulte est précisément significatif : leur monde agit comme un miroir déformant qui grossirait les traits. En conséquence, ce qui est valable et observable dans le monde adolescent l'est aussi dans le monde adulte, peut-être dans une moindre mesure (et encore...), mais quand même l'étude reste valable.
Et si vous vous sentez d'humeur badine, vous pourrez m'objecter aussi : on parle d'impopularité, ici, et pas de beauté. Je répondrai ainsi : « Certes, mon cher ami, mais dans la popularité telle que la conçoit l'auteur de l'article, qui a fait ses études dans un lycée américain, il inclut l'apparence physique (ceux qui ne sont pas beaux ont tendance à être rejetés) et le charisme ; ainsi, même si la popularité n'est pas la beauté, sachant que la beauté est un sous-ensemble de la popularité, on peut appliquer l'analyse de l'auteur à la beauté par induction, vous ne pensez pas ? » Et de continuer en généralisant mon raisonnement : dans notre société actuelle, être beau, ça se travaille (d'où l'intérêt de mes considérations préliminaires...) ; or les hommes intelligents ont d'autres préoccupations que de se faire beaux à tout prix, ils préfèrent consacrer leur temps aux maths (et je les comprends – mieux vaut un compas que du mascara, non ?), mais d'une manière plus générale aux disciplines où ils utiliseront leur intellect.
J'avancerai une raison supplémentaire, plus marginale et moins justifiable, il s'agirait d'une intuition argumentée. Se faire beau, en général, c'est peut-être pour se plaire à soi-même, mais aussi pour plaire aux autres – il n'y aurait pas le regard des autres, moi personnellement je me baladerai tout nu, sans chichis. Or dans diverses situations de la vie (notamment l'école, lieu formateur de la personnalité et du rapport aux autres), les gens intelligents qui s'intéressent à d'autres choses que les autres sont vite différenciés de ceux-ci ; et comme il arrive aux surdoués de préférer les livres aux interactions sociales (ils préfèrent apprendre du savoir plutôt qu'apprendre les histoires de cour de récré), ou bien de parler de choses qui paraîtront bizarres aux autres, ils seront en règle générale moins bien intégrés, rejetés, voire méprisés par les autres enfants. C'est un fait : je crois que la plupart des surdoués sont isolés et moins bien intégrés que les autres, dans les premières années de leur scolarité du moins. Or, si le surdoué se rend compte qu'il y a plus que l'apparence physique, va-t-il chercher à être beau à tout prix ? Si un surdoué est rejeté par les autres, va-t-il chercher à se faire beau pour leur plaire, ou bien va-t-il au contraire ne pas les aimer, et ne pas chercher à leur plaire parce qu'ils n'en valent pas la peine et sont tous des abrutis ? Le fait est que le surdoué (et, a fortiori, un homme plus intelligent que la moyenne) n'a non seulement pas les mêmes intérêts que les autres, mais étant rejeté, peut avoir tendance à ne pas chercher de se rapprocher des autres et à s'intéresser à leurs centres d'intérêt – avec pour conséquence une non-volonté de paraître forcément beau.
Vous voulez une citation ? Aldous Huxley : "Un intellectuel est une personne qui a trouvé quelque chose de plus intéressante que le sexe." Pour peu qu'on assimile l'envie de paraître beau à l'envie d'attirer quelque autre individu (et donc une raison sexuelle, finalement - les mâles hétérosexuels ne cherchent pas à se plaire entre eux : il me semble de façon générale que si l'on cherche à se faire beau c'est pour plaire aux gens qui sont "à votre goût sexuellement parlant", d'où l'assimilation à une raison sexuelle), cette citation étaye ma thèse que les intellectuels ne ressentent pas le besoin ou la volonté de se faire beau.
A travers de cette étude des enfants surdoués, élargie et généralisée aux hommes intelligents, on voit que les personnes intelligentes ne cherchent pas forcément à être belles ; dans ces conditions, une personne intelligente ne paraîtra pas belle, d'où simili-justification de la conception traditionnelle.
Je terminerai cet exposé en considérant deux conceptions : celle qui fait primer l'intelligence, et celle qui fait primer la beauté. Attention, tout ce que je dis dans les lignes suivantes est certes très logique, mais se base sur des conceptions « naïves » et simplifiées qui pourraient justifier l'assertion du début.
Prenons une personne intelligente : sachant sa personnalité, son intelligence, ses valeurs (qui font primer l'intelligence), et le fait que l'homme se sent beaucoup plus à l'aise avec des gens qui lui ressemblent, quel « monde » cette personne va-t-elle côtoyer ? Sachant le physique secondaire, elle ne s'arrêtera pas à la simple apparence physique ; étant intelligente, mûre ou cultivée, elle va chercher la compagnie de personnes intelligentes, mûres, ou cultivées, des personnes qui pourront lui apporter quelque chose dans ses qualités et sa personnalité. Ainsi on peut penser qu'une personne intelligente ne cherchera pas la beauté chez les autres, ni forcément chez elle ; elle préfèrera chercher chez les autres des traits similaires à elle, et donc préfèrera des personnes ayant les mêmes goûts et des sujets de conversations « intellectuels ». Les gens intelligents auront tendance à se regrouper entre eux, du moins à se sentir mieux ensemble qu'avec des bellâtres ; et, ne s'appréciant pas pour leur beauté, ils ne chercheront pas soudainement à être beaux : ils ne seront pas spécialement beaux, mais s'en ficheront et ne changeront pas.
Maintenant, prenons une belle personne (et prenons-la bien). Avec qui se sentira-t-elle mieux : avec un matheux qui préfère faire des équations paramétriques plutôt que de prendre une douche, ou avec un Adonis qui est intéressé par la mode et la beauté ? Si pour certains le physique est secondaire, alors une personne y accordant de l'importance aura plutôt tendance du fait de valeurs et de conceptions différentes à se tourner vers des gens qui ont les mêmes valeurs. Ce qui est normal, après tout, car ils auront ensemble des conversations sur des sujets et des intérêts communs, la mode, les vêtements, la coiffure, le maquillage, etc. Maintenant, ces conceptions sont-elles antagonistes : est-ce que ça signifie que cette personne ne sera pas intelligente ? Pour illustrer le fait que ces conceptions sont parfois antagonistes, tranche de vie : entendu dans « Next ! » (sic) (mon Dieu, quelle émission de cons, j'vous jure...), sur Europe 2 TV (sic sic) : « Moi, je recherche un mec qui soit gentil, puis qui aie de la conversation, un mec cultivé... – Hein ? Mais s'il est moche ? » : voyez, il existe des gens qui ne recherchent pas le physique, et d'autres qui recherchent le physique, d'où antagonisme de conceptions envers ces deux personnes. Et concernant l'intelligence, le terrain me paraît glissant ; cependant, il me paraît sensé de dire qu'en l'absence de stimulation intellectuelle causée par un interlocuteur intelligent, si on reste à parler masques de concombre avec ses ami(e)s, c'est autant de temps en moins à utiliser son intelligence ; et en l'absence de fonction, l'organe se détruit : il me semble que l'intelligence se dégrade si on ne s'en sert pas ; en conclusion, on peut dire que le cerveau humain n'est pas une pile Wonder, ce qui est parfaitement logique. Ouais, ça se tient, ça marche au poil. Blague à part, je n'ose m'aventurer plus avant dans ce chemin, par manque d'expérience et de conviction j'imagine (mais débattez donc avec moi sur ce point, tiens !).
Maintenant, ne peut-on pas être beau et intelligent à la fois ? C'est possible, certes ; mais je dirai que du fait des valeurs se rattachant à chacun de ces traits de caractères, on aurait plutôt soit l'un soit l'autre. En effet, l'être et le paraître sont deux choses différentes : si vos parents vous ont endoctriné que le paraître était plus important, alors vous vous soucierez de votre apparence, de façon logique ; si l'être est plus important, vous chercherez à vous construire intérieurement, à vous instruire, et vous vous soucierez de ce que vous êtes, vous posant des questions, et il y aura ainsi plus de chances que vous ayez plutôt tendance à être intelligent. Par contre, il serait intéressant d'étudier un cas d'éducation qui apprend que l'être est aussi important que le paraître... Du fait d'un primat accordé à l'un ou à l'autre par vos parents, ce qui se produit dans la majorité des cas, vous donc aurez tendance à pencher plus vers l'un que vers l'autre.
En conclusion de cet article, il semblerait que l'opposition beauté/intelligence, bien que préjugé, soit quelque peu corroborée par l'observation. Cependant, gardons-nous bien de généraliser, à cause de contre-exemples : l'important était ici d'analyser le rapport à la beauté et à l'intelligence dans la société actuelle, et de montrer dans quelle mesure ils peuvent être antagonistes...