La curiosité est un vilain défaut, dit le vieil Adage, ce qui me fait penser, toute déférence gardée envers ce vénérable apôtre de la sagesse populaire, qu'il est des fois où Adage n'a plus toutes ses billes. Pourquoi la curiosité serait-elle un vilain défaut, diable ? Si elle en était un, alors tous les gens ouverts d'esprits seraient défectueux et les butés de tous poils, des saints – conception à laquelle je ne puis me ranger, et qui me fait frémir rien que d'y penser. Que faire, donc ? La seule chose à faire : plonger dans une analyse déviatoire de cette expression pour aborder le thème de la curiosité.
Il y a curiosité et curiosité, me direz-vous : il y a la bonne curiosité, et la mauvaise. La bonne curiosité, c'est celle qui consiste à vouloir comprendre, savoir, apprendre de tout, sur tout, à s'intéresser à tout, vouloir tout savoir. La mauvaise curiosité, c'est de s'intéresser à des sujets que l'on devrait ne pas aborder, par exemple ce qu'il y a dans les cadeaux de Noël, ou bien le poids d'une fille... (allez donc savoir pourquoi...) Remarquez que je reste toujours dans la conception populaire.
Donc on peut mettre deux sens au même mot. En fait, ce qu'on nomme « curiosité » est la volonté de savoir quelque chose, une information qui étendra le champ de nos connaissances ; le distinguo se fait en réalité sur l'information que l'on veut savoir : si l'information veut être dissimulée, alors vouloir la savoir est mauvais ; dans le cas contraire, alors aucun problème (quoique). Etudions plus avant ces deux types de curiosité, et commençons par la mauvaise.
La « mauvaise » curiosité est le fait de s'intéresser à quelque chose qui « ne vous regarde pas ». Or, qu'est-ce qui ne vous regarde pas ? Il se trouve que c'est assez variable, selon les âges, les cultures... Plus précisément, si l'on veut cacher une information, alors la vouloir est considéré comme étant de la curiosité déplacée.
En fait, la plupart du temps, sauf si vous enquêtez sur la CIA ou les attentats du 11 septembre, les informations dont on vous refuse l'accès relèvent du personnel, de l'intime. En effet, il est établi depuis longtemps, plus ou moins implicitement certes, que chaque homme et chaque femme a droit à une « vie privée », c'est à dire qu'il conserve quand même le droit de faire ce qu'il veut pour certaines choses, en toute liberté, et en ne rendant de comptes à personne. Ce qui correspond à l'envie de liberté de l'homme : puisqu'il sent qu'il ne peut pas faire certaines choses, qu'il ne peut pas tout se permettre du fait de la vie en communauté avec d'autres hommes, qui suppose une réduction de liberté pour des raisons de cohabitation dans les meilleures conditions possibles, et qu'il veut quand même être libre, on a défini cette limite d' « espace vital » (désolé pour la formulation, j'en suis moi-même le premier gêné du fait de la connotation quasi-hitlérienne qui existe derrière les termes « espace vital » ; mais il s'agit véritablement de ça : une clôture virtuelle autour de chaque être humain qu'il faut respecter pour respecter la liberté d'autrui) dans lequel chaque homme est véritablement libre. Ce qui est une bonne idée, avouons-le, et ce qui permet à l'homme de ne pas être frustré, en accédant quand même à une relative liberté. Cette « vie privée », par définition, peut être menée selon l'entendement de la personne en question : ainsi donc, si quelqu'un cherche à en savoir plus sur la vie privée d'une personne, il peut s'agir d'une intrusion sur cet espace privé ; la personne ne voulant pas dévoiler ces informations, parce qu'elle ne veut pas rendre de comptes (toute information s'expose à un jugement), elle traite son interlocuteur de curieux, ressort l'apophtegme d'Adage évoqué ci-dessus et puis voilà.
Pourtant, il est une catégorie de personnes qui ne respectent pas la vie privée des autres : les enfants. En effet, cette notion de vie privée n'existant que du fait de la cohabitation plus ou moins pacifique entre les hommes, elle relève d'une convention majoritaire, et n'est donc pas innée. Par contre, la curiosité de l'homme, la volonté de connaître ce qui l'entoure semble être innée (j'y reviendrai plus tard). Il est donc logique qu'un enfant pas encore totalement éduqué à la société humaine pose des questions curieuses sur tout ce qui l'entoure. On dit que « la vérité sort de la bouche des enfants » : en effet, les enfants pas encore au courant des conventions n'hésitent pas à dire les choses et à poser des questions sans limitations conventionnelles morales. Ce sont les parents qui ensuite, dans un souci d'éducation à la vie en communauté, apprennent les conventions à leurs enfants, en leur indiquant par exemple qu'il est malaisé de poser telle ou telle question en société.
Mais l'homme est un animal curieux avant tout, et cette curiosité réfrénée sur certains sujets peut lui déplaire... Eh oui, quand on dit que l'homme est curieux, il ne s'agit pas nécessairement de « bonne » curiosité : il peut très bien être curieux à propos de la vie privée d'autrui... Et c'est ce qui se passe dans notre société : on définit une limite de liberté d'action pour chaque individu, et on fait semblant de la respecter (en s'offusquant dès qu'on parle de sexe, par exemple...). Le reste n'est qu'une affaire de volonté et de contrôle : en effet, même si votre désir de savoir, votre pulsion de curiosité, est fort, si vous voulez respecter les conventions il faut savoir réfréner ce type de curiosité ; cela étant, tous les hommes aimeraient bien parfois connaître la vie privée des autres – la différence se fait au niveau du passage à l'acte : vous transgressez les conventions si vous achetez des jumelles pour épier votre voisine, voir un certain film d'Hitchcock...
Mais refouler vos passions, c'est difficile, et il est facile de craquer : vous vous dites que vous ne devriez pas, et paf ! vous allez chez le libraire acheter Voici ! Eh oui, voilà bien la raison pour laquelle de tels magazines font recette aujourd'hui : tout le monde voudrait bien connaître la vie privée des gens (car ce qui est caché attise les convoitises, l'interdit attise l'envie de transgression), et ces journaux l'ont bien compris. Ils dévoilent donc des secrets, des parties de vie intime, violent la vie privée de stars pour permettre aux acheteurs d'assouvir leurs pulsions de curiosité qu'ils n'ont pas su réfréner – pourquoi de stars ? parce que ce sont des gens que tout le monde connaît, donc le magazine aura intérêt à dévoiler des secrets de stars très connues pour augmenter ses ventes... Et voilà notre belle règle de vie privée transgressée, et en plus sciemment, et sans que personne ne lève le petit doigt sauf les personnes ainsi malmenées – pourquoi ? parce que tout le monde est curieux, encore une fois, et qu'interdire ces magazines empêcherait les gens d'assouvir leurs pulsions. Mais toutes les pulsions ne sont pas bonnes, et il est nécessaire de savoir les contrôler : cette pulsion de curiosité devrait donc être contrôlée et dirigée vers de plus nobles causes comme le savoir ; mais ça, qui peut vous l'apprendre ? Vos parents, en théorie, mais si vos parents eux-mêmes ne savent pas comment faire, vous ne l'apprendrez pas et donc vous en donnerez à c½ur joie... (d'où en quelque sorte transmission des comportements, et « tel père tel fils »...)
En résumé donc, il existe une curiosité « mauvaise », car la société autorise à certaines informations d'être cachées et de ne pas être dévoilées ; cependant, cet type de curiosité semble faire partie intégrante de l'homme, et certains n'arrivent pas à la contrôler... Cette curiosité-là est pour le coup un vilain défaut, associé parfois au voyeurisme, car il est des informations qui n'ont pas envie d'être révélées...
Ce qu'on pourrait nommer la « bonne » curiosité est en fait à la base de l'ouverture d'esprit, et aussi de la science : elle consiste en la volonté de savoir un maximum de choses, de s'intéresser à tout. Quand les choses sont connues, que l'information existe au sein des hommes, il est facile d'y accéder (d'autant plus facile de nos jours grâce à Internet) ; ainsi, le curieux du monde pourra assouvir sa passion en accédant aux informations qu'il requiert pour calmer sa curiosité jusqu'à ce qu'elle se manifeste encore. Mais quand l'information n'est pas connue du commun des mortels, quand elle dépasse pour le moment sa capacité d'intelligibilité ou de connaissance ? Eh bien dans ce cas, le curieux doit trouver par lui-même son information, puisqu'il la veut très fort ; le curieux se transforme ainsi en chercheur. Ainsi, la curiosité d'un homme servant à étendre le champ de ses connaissances, le chercheur cherche à accéder à une information, et fait reculer l'ignorance des hommes en même temps que la sienne, sous réserve qu'il trouve bien évidemment. La science est une bête curieuse qui se demande « pourquoi » et se donne les moyens de répondre « parce que » ; la volonté de savoir est à la base même de la science, et c'est cette volonté de savoir qu'on appelle curiosité.
Jusque là, pas de problème : la curiosité des hommes sur le monde qui les entoure leur permet de se poser des questions, et de vouloir y apporter des réponses. C'est cette curiosité qui est moteur de « l'observation polémique » scientifique de la conception bachelardienne : c'est parce que l'homme a été curieux qu'il s'est posé la question, la problématique qui a conduit à ses recherches. Si l'homme n'était pas curieux, il se serait dit « ah, tiens, le ciel est bleu, c'est marrant » (remplacez « le ciel est bleu » par n'importe quelle proposition), et n'aurait pas cherché à savoir pourquoi, et autant dire qu'on en serait toujours à l'âge des cavernes. Par contre, la curiosité lui permet de se dire « le ciel est bleu, c'est certes très marrant, mais pourquoi ? Pourquoi pas vert ? », et la question étant posée, le curieux cherche la réponse, car toute question appelle à une réponse (sous réserve qu'elle ne soit pas rhétorique, mais en l'occurrence ça n'est pas une véritable question).
La science est donc née de la nature curieuse de l'homme. Mais on peut très bien se rendre compte d'une chose : la puissance supérieure, Dieu, Allah, ou Bidulud (zut, j'oubliais, ça n'est pas une divinité... mmh alors disons Bouddha), bref l'entité qui dépasse l'homme est la réponse à toutes les questions curieuses. Nous l'appellerons Dieu pour plus de commodité (et aussi parce que ça parle mieux aux occidentaux, et j'en suis un...), mais nous n'irons pas jusqu'à Didi, on n'a pas gardé les agneaux ensemble, enfin bref passons. « Pourquoi le ciel est bleu ? Parce que Dieu l'a voulu ainsi. » « Pourquoi il y a eu un tremblement de terre à Lisbonne ? Dieu l'a voulu ainsi. » « Pourquoi les ours ont quatre pattes ? Dieu l'a voulu ainsi. » La religion apporte donc une réponse aux questions curieuses, et la réponse semble être la plus évidente, du moins la plus commode : « Moi/Nous, humain(s), j'en savons rien, mais l'information doit forcément exister quelque part, mais en tout cas c'est quelque chose qui nous dépasse. » De plus, si vous lisez Les animaux dénaturés de Vercors, vous trouverez un critère sensé de distinction animal/humain, qui tient toujours à l'heure actuelle : les humains sont nés quand une race d'animaux plus ou moins dérivés de l'homme a commencé à enterrer ses morts au lieu de les laisser pourrir au milieu des charognards. En effet, enterrer ses morts, c'est vouloir protéger leur enveloppe charnelle après leur mort ; or pourquoi vouloir protéger une enveloppe charnelle après la mort ? Pardi, parce que les morts ne sont pas morts, même quand ils sont morts – en d'autres termes si vous peinez à suivre : parce qu'il y a une vie après la mort. Or, pour supposer l'existence d'une vie après la mort, il faut avoir pensé à se demander ce qu'il y avait après la mort... ce qui suppose une question, ce qui suppose une volonté de réponse, ce qui suppose une curiosité. Ainsi donc l'homme serait né avec la religion (plus précisément avec la croyance d'une vie après la mort, ce qui revient au même), qui est la réponse à toutes les questions : l'homme serait né avec les questions ? L'homme serait né avec la curiosité ?
Mais avec la religion, il se trouve que la curiosité est quelque peu inhibée. En effet, on peut poser la question « pourquoi ? » mais l'on n'obtiendra comme unique réponse que « Parce que Dieu, et les voies du Seigneur sont impénétrables », comme disent les chrétiens. Cette phrase fataliste exprime que nul ne peut savoir ce que veut le Seigneur en faisant telle ou telle chose, personne ne peut savoir pourquoi il agit ainsi, pourquoi il en est véritablement ainsi. La divinité se pose donc en ultime barrière de la connaissance : on ne peut savoir ce qu'il y a dans la tête de Dieu. Ce qui inhibe la curiosité, la soif de savoir, parce que si vous voulez savoir et qu'on vous dit que vous ne pouvez pas savoir, alors il est normal de rester sur sa faim... La religion apparaît ainsi comme un bon moyen de mater les curieux : « pourquoi c'est comme ça ? Parce que Dieu, et un point c'est tout ! » - toutes les questions gênantes, les questions que l'on vous pose et dont vous ignorez la réponse, vous pouvez y répondre grâce à Dieu, ce qui est bien pratique, mais frustrant pour ceux qui se posent les questions... Vous connaissez l'expression « pourquoi diable » ? Eh oui, m'est avis que c'est à cause de ça : en diabolisant de la sorte les questions inopportunes, qui induisent un doute (parce que pourquoi poser les questions si l'on connaît la réponse : Dieu ?), on pousse les gens à s'en poser moins, et à accepter béatement la religion et Dieu comme réponse à tout.
Mais petit à petit, des hommes ont commencé à essayer de chercher des réponses à leurs questions ailleurs que dans la divinité – et vous savez quoi ? Ils les ont trouvées ! La science était née, les hommes pouvaient enfin expliquer le monde qui les entourait par d'autres raisons que la religion. D'où schisme, et incompatibilité flagrante entre la science et la religion, parce que ces deux institutions divergent sur des réponses à certaines questions, elles n'ont pas la même conception. En refusant l'explication de Dieu, les scientifiques proposent une autre version de la vérité ; pour les religieux, qui ne conçoivent la vérité qu'en Dieu, les scientifiques cherchent donc à jouer aux apprentis sorciers en voulant pénétrer les voies du Seigneur, si je puis m'exprimer ainsi (hum... c'est « borderline », quand même...). Les religieux ne voyaient dans les scientifiques que des Icare qui voulaient s'approcher encore un peu de la vérité, et ils espéraient de tout c½ur qu'ils se brûlent les ailes – et ils mirent quelque peu la main à la pâte en brûlant les ailes de Torricelli par exemple... D'où les persécutions des scientifiques par les religieux (les religions étant plus anciennes, elles avaient le pouvoir en ces temps car elles étaient établies et répandues depuis plus longtemps), persécutions qui semblent avoir cessé il y a peu : de nos jours, on ne brûle plus Torricelli, et on ne fait prendre de ciguë à personne. En ce moment, c'est la science qui semble avoir le pouvoir, et Dieu est mort, comme disait l'autre moustachu – fait que j'ai évoqué dans de précédents articles, on va pas y revenir.
On voit donc que la « bonne » curiosité scientifique n'a pas toujours été considérée comme bonne : elle permet à la science d'avancer, mais n'est considérée comme « bonne » uniquement parce que la science bénéficie d'une bonne presse à l'heure actuelle... Et là, cette curiosité est un très beau défaut, comme le dit un second adage qui parodie l'ancien...
J'évoquais plus haut le fait que la curiosité faisait partie intégrante de chaque homme, qu'elle tenait plus de l'inné que de l'acquis. Il est temps de nous demander pourquoi, et de nous interroger sur les causes de la curiosité : pourquoi sommes-nous curieux ?
La curiosité, c'est vouloir détenir l'information, vouloir connaître la vérité, mais dans quel but ? Prenons un exemple édifiant : la météorologie. Si l'on connaît la position de chaque molécule de l'atmosphère, sa vitesse, ses variations, les courants qu'elle suit, alors on peut prédire, en vertu de la théorie scientifique ou de la modélisation informatique, l'évolution du système dans les jours à venir avec précision. En clair, si l'on possède toute l'information, alors on peut savoir ce qui se passe. Cela marche pour la science, à cause de son caractère universel : on sait que ça marche comme ça pour tous les cas, donc ça marchera comme ça pour ce cas-ci. Mais point n'est besoin de science pour toutes les prédictions : on peut prévoir des choses sans aborder une démarche totalement scientifique, juste en se basant sur l'intuition, sur les cas passés et sur la raison. Vous pouvez prédire qu'un homme colérique se mettra en colère si on l'insulte ; vous pouvez prédire que demain vous aurez votre fiche de paye. Certes, la démarche n'est pas aussi rigoureuse, et l'on peut se tromper : le colérique a pris des cours de zen, ou l'entreprise a fait faillite hier. Mais la marge d'erreur est suffisamment faible pour pouvoir tenter de telles prédictions ; de plus, si une prédiction s'avère être fausse, l'homme sait apprendre de ses erreurs et améliorera son pourcentage de coïncidence avec le réel la prochaine fois.
On ne peut rien savoir du futur. Vous pouvez mourir demain que vous ne le sauriez pas. Le futur est imprévisible, et peut vous apporter du pire ou du meilleur. Dans cette situation, l'homme ne peut pas faire tout ce qu'il veut, il ne peut pas organiser sa vie pour le meilleur : il y aura toujours une part de hasard imprédictible qui viendra tout remettre en cause. Cette situation crée chez l'homme une peur : peur de la mort, du malheur, de la souffrance, bref on n'a aucune envie que demain un météorite vienne s'écraser sur notre voiture. Connaître tout, toute l'information de l'univers, est un bon moyen pour prédire ce qui va arriver, et se prémunir contre l'éventualité – c'est un schéma, et c'est de plus totalement utopique évidemment. Cependant, à mesure que l'homme étend son savoir en gommant des erreurs et en découvrant certaines choses, il conçoit des théories, des prédictions, qui peuvent prédire mieux le réel : connaître toute la vérité, c'est en quelque sorte connaître Dieu, accéder au statut de puissance qui peut contrôler totalement le monde... Si l'on connaît quelque chose qui est proche de la vérité ultime, alors on peut dans une certaine mesure contrôler le réel, et par là-même le futur...
Ainsi donc il semblerait que l'homme, peureux et anxieux vis-à-vis du futur, cherche à se rassurer en étendant son savoir afin d'appréhender de façon plus exacte et juste le monde qui l'entoure, et ainsi pouvoir atténuer sa peur en rendant l'avenir prédictible...
En conclusion à cet article-fleuve (mais je vous ai fait attendre, alors c'est ma tournée), nous voyons que la curiosité n'est pas un vilain défaut dans certains cas (s'il était encore besoin de le démontrer), et qu'elle est le moteur de la science, du savoir et du voyeurisme... De plus il ressort que la curiosité serait une expression de la peur de l'avenir de l'homme (elle-même assimilable à la peur de la souffrance, et surtout la peur de la mort), et qu'un homme curieux veut accéder à la vérité pour pouvoir contrôler mieux son avenir, et ainsi se rassurer – il s'agit là d'un idéal utopique, et il ne semble réalisable que dans une certaine mesure... Les grands curieux, sont de grands anxieux, et nous sommes tous curieux...
Albums écoutés : News of the World de Queen / The Photographer de Philip Glass / In C de Terry Riley
PS :
Oui, je sais, je sais, c'est de la déco gnougnou, on dirait un djeun, j'ai honte, je dois baisser dans l'estime de certains... Oui, mais ça reste exceptionnel, et puis j'en suis pas à en mettre partout, hein ?!