Existe-t-il des univers parallèles ?

Existe-t-il des univers parallèles ?
Tout d'abord, entendons nous bien. Par « univers parallèles », je veux dire des autres versions de notre univers dans lequel les choses sont différentes du notre. Personnellement, je ne sais pas, car la question est très complexe.

Depuis environ un siècle, on sait réaliser une expérience assez simple et aux résultats surprenants. Prenons une boîte fermée, avec une ampoule, un écran, et un bout de carton entre les deux. On va faire une fente dans le carton et allumer l'ampoule. Résultat : la figure 1 apparaît sur l'écran.
Recommençons l'expérience avec deux fentes dans le carton. Le résultat est la figure 2. Résultat assez étonnant, mais qui s'explique comme ceci : la lumière est une onde, et elle se propage comme les vaguelettes qui se forment en jetant un petit caillou dans l'eau : en cercles concentriques (évidemment, ne tentez pas l'expérience à la mer...). Et quand il y a deux fentes dans le carton, on s'aperçoit que la lumière se propage par cercles concentriques de deux centres différents, qui sont les deux fentes. Et, comme les cercles concentriques, on remarque que un sommet de vague et un creux formé par un sommet qui se rencontrent s'annulent ; deux sommets font un gros sommet et deux creux font un gros creux. Et dans le cas qui nous préoccupe, on déduit que les raies apparues sur l'écran résultent de la rencontre de deux sommets, deux ondes de lumière.
Jusqu'ici, tout va à peu près bien (sinon, recommencez mais gardez toujours à l'esprit cette image d'ondes sur l'eau). Or, si l'on prend une ampoule capable de diffuser la lumière photon par photon (les photons sont des particules de lumière qui « surfent » sur les ondes lumineuses, et l'½il humain est totalement incapable de voir un photon, même au microscope le plus puissant), et un écran fait d'une substance si sensible qu'elle réagit au contact du moindre photon, et qu'on diffuse disons un photon par seconde pour éviter les interférences entre les ondes, on devrait logiquement avoir un schéma composé de deux raies, puisque les ondes n'interfèrent pas entre elles. Eh bien en réalité, on obtient la figure 3.
Que se passe-t-il ? Les ondes n'interfèrent pas entre elles et ne forment pas de « doubles sommets » qui formaient les raies du schéma 2, et pourtant les photons persistent à venir s'écraser aux mêmes endroits pour former petit à petit des raies... Eh bien, une des hypothèses avancé par la physique, et notamment par le modèl quantique, est celle des multivers.
Reconstituons le voyage du petit photon. Petit Photon part seul de l'ampoule, et va s'écraser contre l'écran. Mais entre les deux, mystère. Eh bien la théorie des multivers s'exprime ainsi : le photon ayant deux choix, la fente de droite et celle de gauche, deux univers parallèles vont se créer ; dans l'un le photon ira à droite et dans l'autre il ira à gauche. Or, d'une manière inconnue, peut-être parce que le photon appartient au monde du subatomique (plus petit qu'un atome), les deux univers parallèles interfèrent entre eux et les raies finissent par apparaître.
D'un point de vue scientifique donc, il est admis que les mondes parallèles existent, du moins au niveau subatomique. Un siècle est passé depuis cette expérience et personne n'a pu prouver le contraire.

Cette expérience nous laisserait à penser que les mondes parallèles existent bel et bien d'un point de vue scientifique. Maintenant, laissons le terre-à-terre de côté (c'était juste pour vous prouver que les mondes parallèles peuvent très bien exister, du moins d'un point de vue physique), et allons gambader dans les hautes sphères de la pensée philosophique.

Si les univers parallèles sont possibles, alors avec le nombre de choses qui se passent sur cette terre et dans cet univers, des millions sont créés chaque seconde... Il existe un monde parallèle où vous avez traversé la rue sans encombres, un monde parallèle où vous avez traversé la rue en manquant de vous faire renverser, un monde où vous vous êtes fait écraser... De même, il y aura un monde qui découlera du précédent et dans lequel vous vous serez foulé la cheville, cassé une côte, vous serez peut-être mort, ou vous aurez vu que la voiture qui a failli vous écraser est celle d'un copain du bureau, et il vous propose ou pas de vous emmener pour ne pas être en retard...
A chaque fois donc, des mondes parallèles sont créés, et d'autres mondes parallèles sont créés à partir de ces mondes parallèles, etc... Le nombre de mondes parallèles augmenterait donc de façon exponentielle...
Maintenant, posons-nous une question : ces mondes parallèles existent-ils vraiment, ou ne sont-ils qu'illusion ? S'ils sont illusion, après tout, c'est assez logique, puisque les lois de la physique disent que l'on ne peut pas créer de la matière à partir de rien. Mais la question est : ne serions-nous pas un monde parallèle ? Dans ce cas, ne serions-nous qu'illusion ? S'ils existent vraiment, alors on peut créer de la matière à partir de rien, et rien dans la physique n'explique cela...
Il peut y avoir une autre possibilité, peut-être plus déiste, mais bon... Il se peut que des milliers de mondes parallèles se créent à chaque instant, mais que le temps est arrêté par le Régisseur de l'Univers et qu'il choisit un seul monde et détruit tous les autres ; le monde qui reste serait ainsi celui dans lequel nous vivons, et les mondes parallèles comme ceux qui interfèrent avec notre photon seraient des mondes éphémères. Mais selon quels critères ces mondes seraient-ils choisis ?

Mais prenons une autre branche de l'hypothèse. Comme je l'ai expliqué dans un autre post, l'homme ne peut pas choisir. Dans ce cas, est-ce que des mondes parallèles peuvent se créer ? L'homme devant le choix prendra une des solutions, mais ne pourra pas à cause des raisons expliquées avant choisir autre chose. Et dans ce cas, les univers parallèles ne pourront pas se créer. De même, en prenant compte de la vitesse de la voiture, de sa direction, de son conducteur, de l'état des freins, des pneus et de la chaussée, du vent, du temps de réaction du conducteur, de la direction du piéton, on s'aperçoit que tous ces facteurs font que le piéton doit être écrasé ou pas...

Question complexe que celle des mondes parallèles, donc... Il existe une multitude d'interprétations, et nous ne pourrons certainement jamais les confirmer ou les infirmer...

# Posté le dimanche 31 juillet 2005 06:21

Sommes-nous condamnés à reproduire les erreurs du passé ?

Eh bien... Le voilà, notre premier sujet dont la réponse serait oui ! Alors, soulagés (mdr) ? Mais vous remarquerez que ce sujet, la réponse est oui, mais n'est pas optimiste du tout. Et vous allez dire que je suis pessimiste, défaitiste... Eh bien peut-être, après tout... Mais bon, ça n'est pas de ma faute si tous les hommes sont imparfaits...

Revenons à nos moutons.... Sommes-nous condamnés à reproduire les erreurs du passé ? Je dis oui. Pourquoi ?

Car nous sommes tous des Homo Sapiens. Et si nous existons depuis quelques millions d'années, notre grand développement a vu le jour il y a plus de dix mille ans, avec l'invention de l'agriculture, de l'écriture et des premières cités. Et justement, c'est ça qui nous condamne à mon avis à reproduire les mêmes erreurs, car les mêmes schémas d'idées, que nos ancêtres.
En effet, nous évoluons d'une certaine manière (mais tout est relatif, comme disait Albert), mais nous sommes quand même profondément attachés au passé. Et vous remarquerez d'ailleurs que toutes les découvertes ont été faites par des gens qui pensèrent autrement que tous leurs contemporains et que leurs ancêtres. Par exemple, Copernic refusa l'idée préconçue d'un monde centré sur la Terre, pour entreprendre des recherches s'appuyant sur la science uniquement et aboutir à la conclusion que le Soleil était le centre du monde. Et par la suite, l'Eglise catholique, toujours attachée au passé, proclama le contraire et taxèrent d'hérésie les partisans de Copernic. L'Eglise était juste attachée à l'ancien système, et ne voulait pas le changer.
Cet exemple nous montre bien que si les grandes découvertes ont été faites par généralement un seul homme, c'est parce qu'il est en général le seul à vouloir changer quelque chose autour de lui, contrairement à la populace. D'ailleurs, Jonathan Swift a énoncé la phrase suivante : "Quand un véritable génie émerge, on le reconnaît tout de suite au nombre d'imbéciles qui s'attachent aussitôt à le dénigrer". Ce qui est totalement vrai.
On le voit donc, l'Homo Sapiens moyen ne veut pas que quelque chose change vraiment. Pourquoi ? Eh bien, parce qu'il a peur de prendre des risques, je dirais. Il ne veut pas assumer totalement la responsabilité en cas d'échec. D'ailleurs, c'est pour cela que depuis la nuit des temps, les hommes choisissent un des leurs pour prendre les décisions à leur place ; ainsi, ils ne courent aucun risque, et en cas d'échec ils peuvent faire porter la responsabilité sur les épaules d'un autre. Attitude cruelle, vous allez dire, mais l'homme est foncièrement cruel, prêt à sacrifier un de ses semblables pour se sauver.
Cette responsabilité dont on accable les dirigeants n'existe pas, par exemple, dans une fourmilière. En effet, les fourmilières fonctionnent sous une démocratie (voire souvent une tyrannie) des idées. Cela fonctionne ainsi : quand une fourmi a une idée, elle commence par en parler autour d'elle à d'autres fourmis, qui soupèsent le pour et le contre. Et quand un grand nombre de fourmis sont pour l'idée, on l'essaye. Si ça marche, on garde l'idée et la fourmi qui a eu l'idée n'en retire aucune gloire. Si ça ne marche pas, eh bien tant pis, on retourne à l'ancienne manière de fonctionner, et la fourmi qui a eu l'idée n'est pas considérée comme responsable. Personnellement, je pense qu'une société humaine fonctionnant ainsi serait une société bien meilleure que celle actuelle (et meilleure que toutes les autres expérimentées jusqu'à présent). Seulement, en agissant ainsi, l'homme court le risque de se tromper. Et si ça continue ainsi, la civilisation va s'éteindre, comme l'Empire Galactique disparut pour les mêmes raisons de conservation dans la saga Fondation, d'Isaac Asimov (½uvre culte, que je vous conseille de lire vivement).

Revenons un peu plus haut ; l'homme est attaché au passé. Et cela se retrouve même (surtout) dans notre société actuelle. Nous employons des chiffres arabes, un alphabet emprunté aux anciennes civilisations ; tout ceci a des milliers d'années, mais nous continuons à les utiliser. A l'école, on fait une sorte de culte des vainqueurs du passé. Notre système est un système démocratie, inventé dans l'Antiquité par les Grecs. Nos langues empruntent toutes des mots aux langues primitives, notamment au latin et au grec. En philosophie, généralement les idées, les arguments et les citations utilisés sont l'½uvre de philosophes de la Grèce ancienne ou des Lumières ; dans tous les cas, ce sont des idées vieilles, des concepts déjà utilisés.
En s'accrochant ainsi à de vieilles notions, l'homme ne renouvelle pas sa façon de penser. Il utilise des vieux concepts, et finalement pense comme ses ancêtres. Donc, il va fatalement faire les mêmes erreurs que ses ancêtres.
Pour éviter cet attachement au passé et éviter les erreurs, il faut à mon avis beaucoup de temps, le temps en fait d'acquérir suffisamment d'expérience pour éviter les erreurs et penser d'une autre manière. Dix mille ans de réelle évolution, c'est trop court ; regardez : il reste des traces dans notre comportement de l'époque lointaine où nous vivions dans les cavernes, et nous n'avons pu nous en débarasser en dix mille ans (par exemple, les hommes ont un meilleur sens de l'orientation que les femmes car ce sont les hommes qui chassaient au temps des cavernes ; de même, les femmes sont plus habiles de leurs mains et parlent plus que les hommes car elles devaient s'occuper en attendant le retour des chasseurs). Imaginez donc le temps que ça nous prendra pour réussir à penser d'une autre manière...

Un autre facteur qui pourrait nous pousser à un autre schéma mental serait de voir un autre schéma mental. Par exemple, des extraterrestres, qui auraient développé une autre culture dont nous pourrions copier certains concepts comme ils pourraient copier certains des nôtres. Mais nous n'avons même pas besoin d'aller chercher des extraterrestres pour cela : nous pouvons très bien observer les animaux. En effet, ceux-ci sont totalement différents de nous (mis à part les singes) ; ils ont donc dû pour survivre développer un courant de pensée adapté à leur milieu de vie. Nous pourrions donc nous inspirer de certains concepts fourmis, rats ou dauphins pour nos sociétés. Mais l'homme étant arrogant et puisqu'il domine ces animaux, il les considère comme inférieurs à lui et refusera donc sûrement de le copier. Alors que c'est faux : ça n'est pas parce qu'une créature est plus petite et plus chétive qu'un humain qu'elle n'a pas de système plus évolué que nous ; il faudrait penser à utiliser un axiome que l'on utilise en général pour les relations humaines, qui est "Ca n'est pas que l'apparence qui compte."... Et puis, les humains ont vaincu tous les animaux de cette terre, et plus rien ni personne ne peut les tuer massivement, à part les microbes et l'homme lui-même ("L'homme est un loup pour l'homme" disait je-ne-sais-plus-qui) ; avec la bombe atomique, on peut toujours attendre si on décide de ne s'inspirer que des choses plus fortes que nous. Un nouveau courant de pensée humaine serait donc un courant de pensée qui serait un mélange de différentes cultures, aussi bien humaines qu'animales (voire végétales, qui sait ?).

L'homme semble donc condamné à reproduire les mêmes erreurs. "Mais ça ne signifie pas pour autant que la race humaine n'apprendra jamais rien", allez-vous me dire. En effet, comme l'a dit je ne sais plus qui (qui avait parfaitement raison quel qu'il soit), "c'est en faisant des erreurs que l'on apprend". Oui, mais dans le cas qui nous préoccupe, si l'homme fait toujours les mêmes erreurs, il y a de quoi désespérer... De plus, si l'homme apprend, il n'apprend en revanche pas à ouvrir ses ½illères : en exemple, on peut citer la discrimination des noirs, qui continua quand même après la Seconde Guerre mondiale, où l'on s'était aperçu que la discrimination des Juifs avait atteint un point dramatique...


En résumé, je pense que l'homme est condamné à reproduire un même schéma d'erreur tant qu'il ne change pas sa façon de penser. Et pour cela, il faut du temps, et des hommes éclairés (et/ou rebelles) qui font changer les choses en améliorant la façon de penser de l'homme, en apportant leurs idées ou celles qu'ils ont déduites de l'observation de leurs congénères et des animaux. Mais il faut essentiellement du temps, car chaque génération d'humains apporte son lot de génies... et d'idiots conservateurs ! Mais c'est comme ça qu'évolue l'homme : trois pas en avant, deux pas en arrière (faites tourner vos cavalières, comme on dit en dansant le madison)...

# Posté le samedi 09 juillet 2005 10:17

La liberté de penser existe-t-elle ?

Eh ben... La réponse est non, comme vous pouvez vous en douter... Il faudra quand même que je pense à faire un thème où la réponse est oui, quand même, un de ces jours...

Déjà, comme on l'a vu, la liberté tout court n'existe pas réellement ; il s'agit juste d'une illusion créée par les hommes (pour ne pas déprimer ? que sais-je ?) car ceux-ci font abstraction du contexte (en fait, ils ne le voient pas, ce contexte, car pour eux il est normal, vu qu'ils ont été élevés et leur esprit s'est conditionné dans ce milieu-là). Mais on va pour simplifier les choses (ça va éviter de me répéter, tiens), on va dire que la liberté existe.

Mais la liberté de penser ? Non, non et non. Elle n'existe pas ; ou du moins pas trop. Pas trop (pas assez, devrais-je dire), donc ça veut dire qu'elle est restreinte, et donc ça n'est pas une vraie liberté.

En fait, je devrais nuancer mon propos : la liberté de penser existe (enfin... on verra ça plus tard), mais pas la liberté d'expression ! Mais je vous pose là une question d'éthique : est-ce nécessairement à déplorer ? (et est-ce que j'étais vraiment obligé de mettre trois mots compliqués dans la même phrase ?) Eh bien... Dans certains cas, oui, et dans certains cas, non. Vous allez dire que je me répète (je sais que vous allez dire quelque chose de plus grossier...), mais dans la vie tout n'est pas manichéen ; pour preuve, le symbole du ying et du yang : le blanc contient du noir et le noir contient du blanc.

La liberté d'expression est nuancée (donc elle n'est pas effective à cent pour cent), là encore par le milieu social et par ce que pense les autres aussi (je crois que c'est ça qu'on appelle l'inconscient collectif). Mais cette liberté d'expression peut exister, vous pouvez la mettre en ½uvre... si vous êtes un écervelé... Je m'explique.

Pour une idée, un thème, une question, la majorité des gens pensent la même chose. Ce qui est assez normal, allez-vous me dire, car nous sommes tous les Homo Sapiens. Mais pas seulement : en effet, nous nous basons sur des expériences vécues, par nous ou par d'autres. Sur certaines idées donc, c'est le passé qui compte, et dans ce cas on se réfère à l'Histoire.

Je pose en passant une question toute innocente : qu'arriverait-il si jamais le passé était comme celui dans 1984, d'Orwell ? Dans le roman, le gouvernement change tout le temps l'Histoire au gré de sa volonté, et ainsi manipule les foules ; par exemple, il suffit que le gouvernement d'Océania arrête la guerre contre l'Estasia pour entrer en guerre contre l'Eurasia pour qu'aussitôt, la horde de bureaucrates serviles falsifient tous les documents pour faire croire que le pays a toujours été en guerre contre l'Eurasia. Et même si tout le monde se rappelle que c'était l'Estasia l'ennemi, que peuvent-ils y faire ? Il est écrit partout que l'Eurasia a toujours été l'ennemi, forçant ainsi les gens à changer d'opinion. Le passé conditionne donc le futur, mais dans une moindre mesure le présent permet le contrôle sur ces deux époques... Mais c'est vrai, ça : pourquoi le monde n'aurait pas été créé il y a seulement 30 ans ? Après tout, je n'étais pas né ! Et on aurait pu fabriquer toutes les preuves ! Ah, paranoïa, quand tu nous tiens...

J'ai un peu dérivé, donc revenons un peu plus haut. Les gens pensent tous la même chose, car ils se basent notamment sur l'Histoire et les expériences passées ; un exemple : parlez de l'antisémitisme, et tout le monde pense aux camps de concentration : l'antisémitisme est donc dans l'inconscient collectif un fléau par sollicitation paradoxale (on est allé tellement loin dans le mal que tout le monde veille à ce que ça ne se reproduise pas).

Mais l'homme réagit en vrai mouton de Panurge, incapable d'ouvrir ses ½illères. Un exemple tout simple sur les ½illères : on sortait de la guerre et de la discrimination des juifs, et il a fallu attendre Martin Luther King et Nelson Mandela pour que les Noirs cessent d'être discriminés à leur tour ; les camps de concentration nous ont fait arrêter la racisme anti-juif, mais dans l'inconscient collectif les Noirs étaient toujours inférieurs. C'est pour cela que ça n'est pas seulement l'Histoire qui compte. Il y a aussi le milieu dans lequel on vit. Et la façon la plus remarquable, qui a un pouvoir de plus en plus grand, tellement grand que ça en devient inquiétant, ce sont les médias.

Les médias, c'est le moyen le plus sûr pour l'homme d'influencer ses semblables. Les hommes sont influencés par ce qu'ils voient à la télévision, c'est un fait avéré. En cela, la télévision sert de gigantesque mégaphone ; en effet, l'homme ne pouvant pas être totalement objectif, la façon dont on va présenter l'information, les faits que l'on choisira de montrer ou pas vont influencer l'opinion que les gens auront d'un fait ou d'un thème. Et si l'on voit comment la majorité des gens regardent la télé (vautrés sur le canapé, hypnotisés par la télévision barbiturale, et je ne parle pas des packs de bière), il est inévitable que ces gens-là vont « gober » tout ce que dit la télé, et cette majorité-là aura la même opinion, celle défendue par le reportage. Et vu le nombre de personnes qui regardent le journal télévisé (quasiment tout le monde, en fait)... D'ailleurs, si les médias étaient vraiment objectifs, il n'existerait qu'un seul journal, et il n'existerait pas de « coloration politique » pour certains journaux. Un autre bon exemple de l'influence qu'ont les médias sur les hommes, exemple flagrant et évident : la publicité. En effet, sous prétexte qu'ils ont vu à la télé l'inévitable Madame Lecrouchard déclarer devant une caméra qu'Actimel est bon pour ses défenses naturelles, les gens vont acheter Actimel ! C'est scientifiquement prouvé, malheureusement...

Par ailleurs, tous les médias ont beau avoir une influence sur nous, ils sont sous une autre influence, en ce qui concerne les informations : l'influence du gouvernement. Elle s'opère de plusieurs manières différentes. Il y a d'abord le chantage, que l'on peut soupçonner, mais malheureusement pas trouver puisque personne n'avouera. Ensuite il y a aussi l'espionnage (DGSE et autres) : faites savoir à un journaliste qui travaille sur un dossier « sensible » qu'il est surveillé et laissez faire sa paranoïa... Il y a aussi le « tarissage à la source » : en effet, tous les journaux ont leurs informations grâce à l'Agence France-Presse (AFP) ; et cette AFP est subventionnée par... l'Etat (et aussi les grands groupes pétroliers) ; on voit donc les informations que ceux-ci veulent bien donner (un peu de chantage et le tour est joué, une information disparaît)... Enfin, il y a la méthode que j'appellerais la « méthode Giscard » : en effet, le premier novembre 1979 (je ne suis pas sur du premier novembre, mais bon) éclata le « scandale des diamants » ; le Canard Enchaîné révéla que Giscard avait obtenu pour sa fortune personnelle des diamants de Bokassa Ier, empereur de Centrafrique. La presse se préparait à en faire ses choux gras, et je pense que ça aurait fait un scandale semblable au Watergate (peut-être ne serait-il pas allé jusqu'à la démission de Giscard, mais...). Mais une autre nouvelle tomba le 2 novembre 1979 : Jacques Mesrine, le bandit le plus recherché de France, avait été abattu à un feu rouge à 11h30. Inutile de dire que le scandale des diamants fut abandonné et c'est la mort de Mesrine qui fit la une... Bref, les médias sont influencés par l'Etat, qui assoit ainsi sa domination et tel un magicien, attire notre attention sur quelque chose afin de provoquer une réaction – la même pour tous, évidemment. Ainsi, seuls les journaux comme le Canard Enchaîné, qui échappent au contrôle de l'Etat d'une certaine manière, devraient être lus... On ne peut pas s'y tromper, d'ailleurs : quand les scandales et les informations qu'on a vainement cherché à cacher éclatent au grand jour, le Canard Enchaîné y est souvent pour quelque chose...

Donc, les gens ont plus ou moins la même opinion. Après tout, allez-vous me dire, les gens font ce qu'ils veulent, on est en démocratie... Le problème est que l'homme est influencé par le milieu d'où il vient, comme je l'ai dit à de nombreuses reprises (faudrait écouter, des fois lol). Et c'est cet inconscient collectif qui nous influence. Par exemple, si vous êtes dans une soirée avec d'autres personnes et que vous exprimez une idée qui est loin de l'inconscient collectif ou en contradiction avec lui, vous risquez de vous attirer des regards désapprobateurs... ce qui vous dissuadera dans une certaine mesure de recommencer dans d'autres occasions, ce qui provoque en fait une auto-censure... De même, un livre exprimant une thèse en contradiction avec l'inconscient collectif a toutes les chances de n'avoir aucun succès... Et puis, il reste toujours les critiques des médias, via les reportages ou autres... Rappelez-vous, le Da Vinci Code exprimait une idée en contradiction avec cet inconscient, à savoir que l'Eglise nous cache un complot... Bon, peut-être que ça n'est pas vrai, mais il n'empêche qu'il y eut des trouzaines et des trouzaines de documentaires et de livres nous démontrant que le Da Vinci Code disait quelque chose de faux... et maintenant tout le monde est persuadé que c'est faux... Bon, c'est peut-être un mauvais exemple car le livre s'est vendu à des gazillions d'exemplaires ; mais comment voulez-vous que je prenne en exemple des livres qui sont inconnus du grand public ?

Je continue mon propos en citant Richard Matheson (auteur que j'affectionne tout particulièrement). Dans le livre culte Je suis une légende, la situation est la suivante : le dernier homme sur la Terre est face au reste de la planète, qui s'est transformé en vampire. Et dans la dernière scène (sublime), le dernier homme sort de la maison assiégée depuis longtemps par les vampires, et tous les vampires le regardent avec de grands yeux, comme s'il était un monstre de foire ; et c'est là qu'il y a la phrase : « La normalité est définie par la majorité, non par des individus isolés. » Voilà qui résume parfaitement mon propos...


Donc, non seulement vous n'êtes pas libres de dire ce que vous pensez si tout le monde n'est pas déjà d'accord avec vous (dans 1984, on dit « Un bon livre est un livre avec lequel nous sommes déjà d'accord avec avant de l'avoir ouvert. »), mais en plus vous n'êtes pas libres de penser ce que vous voulez puisque tout le monde vous influence... Dur dur d'être un humain !

# Posté le jeudi 07 juillet 2005 11:36

Modifié le lundi 22 mai 2006 15:31

L'homme a-t-il un libre arbitre ?

Selon Pic de la Mirandole, humaniste de la renaissance, et selon beaucoup de savants, l'homme a un libre arbitre qui lui permet de prendre lui-même ses propres décisions.

Le problème qui se pose est : est-ce que l'homme peut vraiment choisir quelque chose librement, en son âme et conscience, objectivement ? Moi, je dis non. Non, parce que pour moi la réponse à la question « L'homme est-il libre ? » est non. Et j'avance ces arguments :
La liberté totale, absolue, n'existe pas. « Tout est relatif », disait Einstein. Et c'est vrai encore pour ça : la liberté est relative. On ne peut pas faire ce que l'on veut. D'ailleurs, la définition de la liberté dans les textes de lois et dans les cours d'éducation civique, est « L'homme est libre de faire ce qu'il veut tant que ça n'empiète pas sur les autres. » Heureusement, d'ailleurs, parce que sinon, ce serait l'anarchie. Donc, on ne peut pas faire ce que l'on veut.
Et quand bien même, cette liberté restreinte par les lois l'est aussi par les autres, car l'homme n'est jamais totalement égoïste, du fait de l'éducation reçue. On fait toujours quelque chose en faisant attention aux autres, et quelque fois les autres sont le véritable mobile d'un acte. Freud disait que l'homme agissait pour plaire à ses partenaires sexuels, car c'est le sexe le véritable désir inassouvi qui dirige un humain (et c'est vrai : combien de fois avez-vous fait quelque chose d'absurde ou contre vos opinions pour plaire à une fille ou à un mec dans l'espoir de lui plaire... Même tout petit ; lisez Le temps des secrets, de Pagnol, pour de plus amples exemples). Donc l'homme totalement libre sera l'homme totalement seul (et accessoirement l'homme le plus déprimé).
Face à un choix, l'homme ne peut pas agir objectivement. Prenons un exemple simple : un homme face à deux couloirs. Il a été prouvé scientifiquement que l'homme prendra instinctivement une direction plutôt qu'une autre suivant le fait qu'il soit gaucher ou droitier. Donc, l'intuition est faussée. L'homme peut s'en remettre au hasard. Mais le hasard existe-t-il ? Non, et c'est là aussi un problème majeur. Même une calculatrice ou un ordinateur ne choisissent pas des nombres au hasard : c'est ce qu'on appelle le pseudo-hasard, parce que les nombres sont choisis sur une table de chiffres aléatoires, donc convenus avant (voyez le paradoxe), ou alors (c'est le cas des ordinateurs souvent, car ils ont une horloge interne) le chiffre est choisi grâce à une formule qui dépend de beaucoup de paramètres issus de l'horloge interne. Le hasard n'existe donc pas pour les machines, car il peut être prévu (très très difficilement, c'est pourquoi cela ressemble à du hasard et est considéré comme tel). De même, le lancement d'une pièce dépend de la vitesse de départ, du volume, du poids, du vent... Une multitude de paramètres, mais qui peuvent être mesurés tous séparément. Donc là encore, point de hasard.
Bon d'accord, on peut dire sur ce point que je chipote un peu... Un homme seul dans un couloir n'aura pas sur lui un appareil pour mesurer le vent... Donc dans ces cas-là on peut dire que c'est du hasard, mais il ne faut pas perdre de vue que le résultat peut être prévu, ce qui est le contraire du hasard... Le pseudo-hasard peut donc être considéré comme du hasard ; l'hypothèse est fausse, mais cela permet à notre homme de faire un choix entre les deux couloirs sans être influencé, puisque les paramètres ne dépendent pas de lui (si, la force, la vitesse et la direction dans laquelle on lance la pièce dépendent de l'homme, mais je chipote).
Un autre exemple concernant l'influence : si on vaporise dans le couloir à gauche une odeur de cadavre et à droite une odeur de fleurs, l'homme associera les odeurs à leurs images mentales et aux idées connotées (fleur = jardin ; cadavre = mort), et l'homme ira fatalement à droite, vers les fleurs, même si les deux couloirs sont strictement identiques. C'est son éducation et le milieu de vie qui conditionne l'homme.

Revenons au libre arbitre. Le libre arbitre c'est faire un choix libre. Les deux mots peuvent être démontrés comme impossibles. Nous venons de démontrer que la liberté pour un choix ne peut pas venir d'un homme, mais du hasard. Mais on peut aussi démontrer que le choix n'existe pas.

« Le choix est une illusion, créée pour départager ceux qui ont du pouvoir et ceux qui n'en ont pas. » déclare le Mérovingien dans Matrix Reloaded. Bon, d'accord, il y a beaucoup de personnes qui n'aiment pas Matrix. Mais il n'empêche qu'il y a des vrais morceaux de philosophie comme ça (moi, personnellement, j'adore ce film). Et c'est vrai que le choix est une illusion. Dans l'exemple pris précédemment, l'homme a le choix entre deux couloirs. Mais il est quand même obligé de faire quelque chose, de prendre un couloir. Et si les deux couloirs menaient à la mort ? L'homme ne le sait pas, et le créateur du labyrinthe a le pouvoir sur lui ; on a ici une situation dominant/dominé. Et c'est comme ça pour tout : quelqu'un qui propose un choix peut faire que toutes les propositions mènent à la mort. Cette personne qui propose le choix, c'est elle qui a le pouvoir, car c'est elle qui propose les alternatives, les propositions, et peut par là même les truquer pour qu'elles servent ses intérêts ; quelqu'un qui a une bonne connaissance de la personne à qui elle propose le choix peut arranger la chose pour qu'une seule des propositions mène à « la mort », mais que ce soit cette proposition qui soit retenue par la personne à qui on soumet le choix. La personne qui propose le choix a donc aussi le pouvoir d'influencer. C'est pour cela que l'on peut faire que le choix n'existe pas.
Maintenant, augmentez le nombre de couloirs, changez-les en hommes politiques, plus le fait que "voter est un devoir du citoyen"... Vous voyez où je veux en venir : où est le choix ?

L'homme ne peut donc pas faire de choix libre pour les raisons démontrées au-dessus. Mais l'esprit de l'homme étant déjà influencé par son milieu de vie, par son ignorance, ou par le fait qu'il n'a pas de pouvoir, il a l'impression de pouvoir décider par lui-même, objectivement, sans le secours de quoi que ce soit. Quel con, cet homme... mdr

# Posté le mercredi 29 juin 2005 13:36

Modifié le samedi 15 octobre 2005 05:23

Les ordinateurs et l'homme

Les ordinateurs et l'homme
Alors... Premier sujet : un ordinateur est-il et/ou sera-t-il aussi puissant qu'un homme ?

La question est vaste, c'est pourquoi je vous propose de ratisser large... Mais la question a beau être vaste, ma réponse est non... pour l'instant...

Mais on peut toujours trouver des exemples et contre-exemples permettant de montrer que l'un est supérieur à l'autre... Voilà ce que dit Bernard Werber dans le livre l'Ultime Secret (très bon bouquin au demeurant) (j'ai légèrement changé la forme du passage, puisque c'est normalement un dialogue :

Déjà, si l'on réunissait toutes les connexions de tous les appareils électroniques, ordinateurs et autres du monde entier, cela équivaudrait aux connexions de combien de cerveaux humains ? Allez, dites un chiffre... Dix mille ? Cent mille ? Un million ? Non. Un seul cerveau suffirait.
On estime qu'un cerveau humain contient deux cents milliards de neurones, soit autant d'étoiles que la Voie Lactée. Et chaque neurone peut avoir mille connexions.

MAIS une impulsion nerveuse va à 300 km/h, alors qu'un signal d'ordinateur va mille fois plus vite

MAIS les humains comprensent leur relative "lenteur" par une multiplicité de pensée. Nous exéctuons de manière simultanée des centaines d'opérations par seconde, alors que l'ordinateur en traite tout au plus une dizaine
ET c'est le savoir qui augmente nos connexions ; plus le cerveau est nourri, plus il est fort

MAIS si le savoir humain double tous les dix ans, la puissance des ordinateurs double tous les 18 mois, et Internet double de volume chaque année

MAIS parce que les ordinateurs ne savent pas encore bien trier les informations importantes et celles qui le sont moins, ils nous surpassent en quantité d'informations traitées mais pas en qualité de filtrage de bonnes informations. Ils perdent beaucoup de temps à réfléchir sur des choses sans intérêt alors que nous ne sélectionnons que les éléments importants. Aux échecs, par exemple, un ordinateur teste des milliers de combinaisons inutiles alors que l'homme choisit tout de suite les 3 meilleures

MAIS les programmes évoluent vite eux aussi. Or, les programmes d'intellignece artificielle de dernière génération sont capables de changer leurs propres programmations en fonction de leur réussite, de leurs victoires ou des nouvelles rencontres qu'ils effectuent sur le réseau. Expérience après expérience, discussion après discussion avec d'autres ordinateurs, ils apprennent ainsi à ne plus perdre de temps avec des futilités et à se forger leurs propres capacités d'analyse personnelle

MAIS...

C'est sans fin ! Les partisans de l'homme ou de la machine ont chacun des arguments très bons... Mais je vais prendre la voie de la défense de l'homme, parce que pour moi l'homme est plus fort que la machine.

D'abord, et c'est là le principal argument, l'homme a un corps, chose que l'ordinateur n'a évidemment pas. Et puisque cet homme a un corps, il est beaucoup plus évolué, et son cerveau aussi. En effet, le corps de l'homme est idéalement fait pour que nous soyons capables de faire beaucoup de choses.
Déjà, le fait de parler est une chose que les ordinateurs sont incapables de faire : il faut émettre des sons en faisant vibrer ses cordes vocales sur différentes fréquences, il faut bouger la bouche en rythme, il faut reconnaître les syllabes émises par son interlocuteur (chose qu'un ordinateur ne peut pas faire par exemple s'il y a trop de bruit autour), il faut assimiler les sons à une phrase, en comprendre le sens, et établir des connexions avec cette phrase et nos opinions... Il faudrait aussi que l'ordinateur ait en mémoire tout ce que nous savons et ce que nous utilisons dans nos conversations : le temps qu'il fait, les évènement sportifs, etc. Il y en a des milliers, et c'est pour ça qu'il est trop dur à un ordinateur de tenir une conversation face à un humain. Il est à noter que depuis quelques années, le prix Loebner est donné à la suite d'une compétition entre juges, ordinateurs et humains : les juges parlent via un ordinateur à quelqu'un, mais ils ne savent pas s'ils parlent à un humain ou à un programme informatique, et ils doivent donner une note allant de 1 (sûrement un ordi) à 5 (sûrement un homme). Pour l'instant, personne n'a eu 5... même pas les humains-pièges !
Autre chose : essayez de faire faire une dictée de niveau CE2 à un ordinateur dans une salle de classe, avec d'autres élèves. Imaginez que l'ordinateur n'a aucun problème pour assimiler les sons. Déjà, les sons peuvent-ils être différenciés et regroupés en mots cohérents. Allez, on va supposer que c'est le cas. Alors, le maître dit "eau". L'ordinateur va-t-il écrire "au", "eau", "haut", "ho" ? Ca dépend du contexte, et même un jeune être humain peut différencier les mots selon le contexte. Mais quid d'un ordinateur ? Et puis, argument majeur de l'argumentation, quand un maître dicte, il introduit des phrases parasites, qui ne sont pas recopiées par les élèves car ils savent différencier ce qui fait partie de la dictée et ce qui n'en fait pas partie, grâce au contexte ou au ton du maître. Mais un ordinateur ne le peut pas ! Une dictée recopiée par un ordinateur donnerait sûrement quelque chose comme (attention vous allez rire) : "Nous partîmes de bonne heure dans la forêt point nous partîmes de bonne heure de bonne heure dans la forêt point il faisait bon et les oiseaux il faisait bon et les oiseaux zoiseaux les oiseauksss berthier y'en a plusieurs et les oiseaux chantaient doucement on regarde sa copie pas celle du voisin pas de strabisme divergent s'il vous plaît". C'est assez loin des deux phrases précédentes, non ?
Ensuite, le fait que l'homme a un corps l'a fait inventer des choses. Et un ordinateur ne peut pas inventer. La roue, l'arc ont été faits parce que l'homme voulait faire moins d'efforts, et l'ordinateur n'ayant pas de corps, il ne peut raisonner ainsi.
Etc, etc... les exemples sont légion.

Ensuite, les ordinateurs ont été inventés par les hommes. Donc ils pensent comme les hommes, et feront une erreur de raisonnement si leurs programmateurs ont fait la même erreur. Les ordinateurs ne sont pas infaillibles parce qu'ils ont été programmés par les hommes... Et les hommes peuvent toujours débrancher les ordis si ceux-ci les énervent (mdr).

De plus, le vieil Adage, qui n'est pas la moitié d'un con, dit "c'est en faisant des erreurs qu'on apprend". Or, un ordinateur est fait pour ne pas faire d'erreur. Il n'apprend donc rien de nouveau, alors que ça fait des millions d'années que l'homme se perfectionne en se trompant sans cesse et en inventant des nouvelles façons d'éviter ces erreurs.

Ensuite, à l'heure actuelle, dans les matchs d'échecs, qui est le sport qui départage en général les humains et les ordis car les règles sont assez simples et permettent une multitude de variations, les ordinateurs ne gagnent pas à chaque coup, et c'en est loin d'ailleurs (au dernier match humain vs ordi, Deep Blue bat bat Garry Kasparov 2 à 1 et 3 parties nulles).

De plus, dans certains jeux comme le jeu de go (un jeu japonais qui se joue sur un plateau de 19x19 cases), un joueur humain un peu entraîné met régulièrement la pâtée à l'ordinateur, et un grand maître de go comme il en existe au Japon mettra toujours la pâtée à l'ordinateur. Le nombre de possibilités à envisager est tout simplement trop important pour que l'ordinateur aie un bon niveau, puisqu'il cherche toutes les combinaisons, alors qu'un homme voit quelle combinaison est bonne. Plus il y a de possibilités, et plus l'homme sera sur de battre l'ordi ; c'est pour ça que vous ne pourrez avoir qu'au mieux un match nul contre un ordi au morpion, mais que vous pouvez le battre assez facilement au jeu de go (bon, ok, peut-être pas vous personnellement, mais tout bon joueur de go concentré peut gagner)

Enfin, les seuls ordinateurs pour le moment qui peuvent rivaliser avec les humains font plusieurs mètres cubes de volume et plusieurs centaines de kilos, alors que le cerveau d'un homme pèse en moyenne 1450 g (1300 g pour les femmes, qui compensent en ayant des tissus et des connexions plus concentrées).

Donc, les hommes sont supérieurs aux ordinateurs pour l'instant, mais attendons voir...

# Posté le samedi 25 juin 2005 12:28

Modifié le dimanche 27 mai 2007 10:50