Depuis environ un siècle, on sait réaliser une expérience assez simple et aux résultats surprenants. Prenons une boîte fermée, avec une ampoule, un écran, et un bout de carton entre les deux. On va faire une fente dans le carton et allumer l'ampoule. Résultat : la figure 1 apparaît sur l'écran.
Recommençons l'expérience avec deux fentes dans le carton. Le résultat est la figure 2. Résultat assez étonnant, mais qui s'explique comme ceci : la lumière est une onde, et elle se propage comme les vaguelettes qui se forment en jetant un petit caillou dans l'eau : en cercles concentriques (évidemment, ne tentez pas l'expérience à la mer...). Et quand il y a deux fentes dans le carton, on s'aperçoit que la lumière se propage par cercles concentriques de deux centres différents, qui sont les deux fentes. Et, comme les cercles concentriques, on remarque que un sommet de vague et un creux formé par un sommet qui se rencontrent s'annulent ; deux sommets font un gros sommet et deux creux font un gros creux. Et dans le cas qui nous préoccupe, on déduit que les raies apparues sur l'écran résultent de la rencontre de deux sommets, deux ondes de lumière.
Jusqu'ici, tout va à peu près bien (sinon, recommencez mais gardez toujours à l'esprit cette image d'ondes sur l'eau). Or, si l'on prend une ampoule capable de diffuser la lumière photon par photon (les photons sont des particules de lumière qui « surfent » sur les ondes lumineuses, et l'½il humain est totalement incapable de voir un photon, même au microscope le plus puissant), et un écran fait d'une substance si sensible qu'elle réagit au contact du moindre photon, et qu'on diffuse disons un photon par seconde pour éviter les interférences entre les ondes, on devrait logiquement avoir un schéma composé de deux raies, puisque les ondes n'interfèrent pas entre elles. Eh bien en réalité, on obtient la figure 3.
Que se passe-t-il ? Les ondes n'interfèrent pas entre elles et ne forment pas de « doubles sommets » qui formaient les raies du schéma 2, et pourtant les photons persistent à venir s'écraser aux mêmes endroits pour former petit à petit des raies... Eh bien, une des hypothèses avancé par la physique, et notamment par le modèl quantique, est celle des multivers.
Reconstituons le voyage du petit photon. Petit Photon part seul de l'ampoule, et va s'écraser contre l'écran. Mais entre les deux, mystère. Eh bien la théorie des multivers s'exprime ainsi : le photon ayant deux choix, la fente de droite et celle de gauche, deux univers parallèles vont se créer ; dans l'un le photon ira à droite et dans l'autre il ira à gauche. Or, d'une manière inconnue, peut-être parce que le photon appartient au monde du subatomique (plus petit qu'un atome), les deux univers parallèles interfèrent entre eux et les raies finissent par apparaître.
D'un point de vue scientifique donc, il est admis que les mondes parallèles existent, du moins au niveau subatomique. Un siècle est passé depuis cette expérience et personne n'a pu prouver le contraire.
Cette expérience nous laisserait à penser que les mondes parallèles existent bel et bien d'un point de vue scientifique. Maintenant, laissons le terre-à-terre de côté (c'était juste pour vous prouver que les mondes parallèles peuvent très bien exister, du moins d'un point de vue physique), et allons gambader dans les hautes sphères de la pensée philosophique.
Si les univers parallèles sont possibles, alors avec le nombre de choses qui se passent sur cette terre et dans cet univers, des millions sont créés chaque seconde... Il existe un monde parallèle où vous avez traversé la rue sans encombres, un monde parallèle où vous avez traversé la rue en manquant de vous faire renverser, un monde où vous vous êtes fait écraser... De même, il y aura un monde qui découlera du précédent et dans lequel vous vous serez foulé la cheville, cassé une côte, vous serez peut-être mort, ou vous aurez vu que la voiture qui a failli vous écraser est celle d'un copain du bureau, et il vous propose ou pas de vous emmener pour ne pas être en retard...
A chaque fois donc, des mondes parallèles sont créés, et d'autres mondes parallèles sont créés à partir de ces mondes parallèles, etc... Le nombre de mondes parallèles augmenterait donc de façon exponentielle...
Maintenant, posons-nous une question : ces mondes parallèles existent-ils vraiment, ou ne sont-ils qu'illusion ? S'ils sont illusion, après tout, c'est assez logique, puisque les lois de la physique disent que l'on ne peut pas créer de la matière à partir de rien. Mais la question est : ne serions-nous pas un monde parallèle ? Dans ce cas, ne serions-nous qu'illusion ? S'ils existent vraiment, alors on peut créer de la matière à partir de rien, et rien dans la physique n'explique cela...
Il peut y avoir une autre possibilité, peut-être plus déiste, mais bon... Il se peut que des milliers de mondes parallèles se créent à chaque instant, mais que le temps est arrêté par le Régisseur de l'Univers et qu'il choisit un seul monde et détruit tous les autres ; le monde qui reste serait ainsi celui dans lequel nous vivons, et les mondes parallèles comme ceux qui interfèrent avec notre photon seraient des mondes éphémères. Mais selon quels critères ces mondes seraient-ils choisis ?
Mais prenons une autre branche de l'hypothèse. Comme je l'ai expliqué dans un autre post, l'homme ne peut pas choisir. Dans ce cas, est-ce que des mondes parallèles peuvent se créer ? L'homme devant le choix prendra une des solutions, mais ne pourra pas à cause des raisons expliquées avant choisir autre chose. Et dans ce cas, les univers parallèles ne pourront pas se créer. De même, en prenant compte de la vitesse de la voiture, de sa direction, de son conducteur, de l'état des freins, des pneus et de la chaussée, du vent, du temps de réaction du conducteur, de la direction du piéton, on s'aperçoit que tous ces facteurs font que le piéton doit être écrasé ou pas...
Question complexe que celle des mondes parallèles, donc... Il existe une multitude d'interprétations, et nous ne pourrons certainement jamais les confirmer ou les infirmer...

