Se rapproche-t-on des autres quand on rit ?

La réponse est bien entendu : oui. Inutile de développer plus cette question : regardez le succès des comiques, ou les fous rires communicatifs... Donc, inutile de s'attarder là-dessus plus longtemps.
Et là, je vous vois venir : c'est tout ? Un mini-sujet comme ça, ça ne me ressemble pas... Vous avez raison, et c'est pourquoi je vais formuler une question pour continuer plus avant notre réflexion.
La question que je me pose (et vous aussi, j'en suis sûr) : pourquoi rit-on ? Pourquoi le rire rapproche ainsi ? Quelle est la mécanique interne au rire ?

« Le rire est le propre de l'homme », disait Descartes... Euh... A moins que ce soit Rousseau... Ou Rabelais, je sais plus... Bon en tout cas c'était un mec pas con qui l'a dit. Toujours est-il que l'humour est la propriété exclusive de l'homme. Enfin, pas totalement : j'ai dans mes archives personnelles stockées dans mon abri anti-nucléaire un cas de l'université de Strasbourg. C'est le seul cas où on ne sait pas si l'animal a fait preuve d'humour. En fait, c'était un chimpanzé à qui l'on avait appris à communiquer par le langage des signes. Lors d'un test, un laborantin prend un mouchoir en tissu blanc et demande au singe de quelle couleur il est. Le singe appuie sur ce qui correspond au rouge. Le laborantin lui fait signe que c'est faux et lui montre encore le mouchoir. Le singe s'entête encore deux fois dans son erreur, puis, au moment où le laborantin est près d'abandonner, le singe prend le mouchoir et montre le fil rouge qui était tissé autour du mouchoir ! Puis le singe fait ce que les comportementalistes appellent la « mimique du jeu ».
Le rire n'est donc pas le propre de l'homme, ou presque. En fait, c'est le seul cas que l'on connaisse où une bête pas si bête que ça a fait de l'humour... On ne sait donc pas avec certitude si c'est un cas isolé ou si les singes connaissent celle du fou qui repeint son plafond.

Pour comprendre la véritable signification du rire, il nous faut considérer un de ses aspects primitifs. « Tout est déterminé par l'enfance », disait je ne sais plus quel savant qui n'avait rien d'autre à faire que de dire des conneries en jouant à la belote (« bon, si j'ai bien compté, il ne reste plus d'atouts... ;-) dédicace à ceux qui comprendront).
Prenons ceci comme postulat. Si tout est déterminé depuis l'enfance, alors regardons pourquoi les enfants rient. Bon, vaste question vous allez dire, mais je suis intimement persuadé que tous les rires n'ont qu'une seule cause. Voyons voir : des enfants qui rient dans la cour de l'école, faisant une farandole riante autour de l'un de leurs camarades, qui lui ne rit pas. Vous voyez où je veux en venir ? Mon avis est celui-ci : le rire est moquerie.
Autre exemple d'esprit primitif : les hommes-chaussettes (d'aucuns les appellent familièrement les « caïra », mais étant donné que je n'ai aucun lien avec eux, j'emploierai ici le néologisme inventé par Sophie, qui se reconnaîtra si elle passe un jour par ici). Ces oiseaux nocturnes qui crachent dans les couloirs (berk) et fument du cannabis (berk) en écoutant du rap (berk berk berk) ont en effet une psychologie basique, primaire, et un Q.I. proche de celui d'une huître. Bon, pas tous, mais la plupart quand même. Imaginez une bande de ces cucurbitacées s'approcher à cinq, vous barrer le chemin et vous accostant familièrement. Si l'un d'eux vous dit quelque chose de très intelligent (mais tout est relatif), les autres vont... rire. Parce qu'ils se moquent de vous. Ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres.

Mais tout le monde, même vous (surtout vous, méchants) se moque un jour où l'autre de quelqu'un (exemple : l'anagramme de moka, ou 'Malaga'). Quand vous vous moquez de lui, que ce soit devant lui ou derrière lui, vous riez. Vous pourriez l'insulter, mais ce serait trop direct ; et à la différence de l'humour, les insultes contiennent de la haine ; alors vous vous riez de lui.
Autre exemple moins « basique » (quoique...) : « Vidéo Gag ». Exemple : vous voyez une personne sur un plongeoir rebondir, rebondir, rebondir... et se glander monumentalement : vous riez, bien sûr. Même si ça fait mal et tout ça, le type s'est glandé tout seul en voulant faire le malin, et du fait n'était pas très malin en rebondissant dix fois sur un plongeoir mouillé. Idem pour la caméra cachée : les gens ne savent pas que c'est une caméra cachée, et vous vous moquez de ces gens, naïfs, à qui vous jouez un bon tour en les piégeant, et en regardant leurs réactions de c*** en voyant la voiture tomber du haut de la falaise...

Pour étayer ma thèse, je pourrais nuancer de la manière suivante : le rire est une moquerie, mais une moquerie pas forcément méchante, ou une fausse moquerie. Je prends pour exemple ces comiques qui remplissent les salles de France et de Navarre : s'ils prenaient pour eux les rires (et donc les moqueries) des spectateurs, ils en seraient vite blessés. Mais ils savent (et le public aussi) que c'est pour de faux, qu'ils se moquent plutôt du personnage ; alors ils se font une spécialité de l'humour.
L'humour tel qu'il est, avec les blagues en tout genre, est ainsi fait : la moquerie est volontaire, mais en quelque sorte « pour de faux ». Prenons un exemple de blague : la classique des girafes et des feux rouges (l'énoncé étant : « Un paysan plante des feux rouges dans son champ. Un touriste passe : « Pourquoi vous plantez des feux rouges ? – Pour faire fuir les girafes. – Mais il n'y a pas de girafes ici ! – Forcément, j'ai mis des piquets ! »... désolé...). Là, dans ce cas, on se moque du paysan qui plante – inutilement, cela va sans dire – des feux rouges pour faire fuir les girafes. C'est la même chose pour celle du fou qui repeint son plafond ; en fait, dans toutes les histoires drôles, on se moque de quelqu'un.
Une autre forme d'humour est la parodie. Là, l'exemple est flagrant, et même le petit Robert le dit : la parodie, c'est le détournement de certains codes précis qui forment un genre, et ce afin de se moquer de ce genre. Pas besoin d'explication ici.
Une dernière forme d'humour : les calembours, jeux de mots et autres contrepèteries (procédé humoristique qui se crée en faisant ceci : vous prenez une phrase, vous inversez deux sons et vous obtenez une autre phrase, grivoise de préférence. Exemple : le fakir est arrivé à pied par la Chine ; ou encore : il y a du moka dans l'auto kabyle). Ces formes d'humour, certes, ne font pas rire tout le monde (j'en sais quelque chose). Mais quand vous placez un jeu de mot au détour d'une phrase alambiquée, vous vous moquez en quelque sorte de la langue, des deux mots, et c'est pour cela que l'on rit. Ou alors, on vous gratifie d'un « Qu'il est con ! » et on rit, car on se moque de vous et de votre absurdité (mais qu'est-ce qui vous a pris de raconter que les femelles pingouins étaient toutes homos, car c'étaient des pingouines ??). L'absurdité est risible, aussi, car la folie est risible, l'incohérence aussi, car il faut être cohérent, dans la vie.

Alors pourquoi le rire fait-il rire ?? (très belle question...) Eh bien, c'est à mon avis parce que le rire est une manifestation de joie. Quelqu'un qui fait rire du monde leur donne un sujet sur le dos duquel l'on peut se moquer ; il communique ainsi de la joie, rend ses congénères joyeux, lui aussi par la même occasion, et tout le monde évacue son stress. D'autre part, pour faire rire à une blague, il faut soi-même être joyeux (ce qui attire les gens) : quelqu'un qui déprime n'ira pas vous raconter la blague du python-tuile (« mon premier est un serpent, mon deuxième est ce qu'il y a sur un toit, et mon tout est ce que les Alsaciens ont dans leur coffre de voiture »... vous voyez ? on se moque de l'accent alsacien), et quelqu'un d'agressif ou de sombre ne vous fera certainement pas rire (ou alors de surprise, à cause du décalage, et la moquerie sera pour le fait qu'il ne se comporte pas comme il « devrait »). De plus, le rire permet à tout le monde de se moquer d'un fait ou d'une personne ; ce comportement est semblable à celui du « souffre-douleur » que l'on retrouve chez les rats et les hommes, même à l'heure actuelle : on tape tous sur quelqu'un, et ça renforce les liens de la tribu.

Un dernier petit exemple avant de rendre l'antenne : en 1970, Saul Alynski (ancien gangster d'Al Capone, provocateur hippy et fondateur du plus grand syndicat américain) publiait dix règles pour survivre en société. La quatrième est : « L'humour est l'arme la plus efficace lors d'une confrontation verbale. Si on arrive à ridiculiser, ou mieux, contraindre l'adversaire à se rendre ridicule tout seul, il lui devient très difficile de remonter au créneau. ». C'est très vrai, je trouve : l'humour permet le ridicule, donc la moquerie générale, et c'est une très bonne arme contre un adversaire (mais aussi une bonne défense : « L'amour comme épée, l'humour comme bouclier »)

Et on finit le commentaire composé par une ouverture de sujet ( ;-) ) : je fais ici référence à une nouvelle d'Isaac Asimov, qui s'appelle Le Plaisantin. Dans cette nouvelle, Asimov met en scène des ingénieurs et l'ordinateur le plus puissant du monde, Multivac (personnage récurrent). Un ingénieur a l'idée un jour de raconter des blagues à Multivac pour qu'il les analyse et voie pourquoi l'on rit. La conclusion (et la chute de la nouvelle) de Multivac est : l'humour est un phénomène extraterrestre, implanté dans nos cerveaux par des extraterrestres, et les calembours sont des formes d'humour que l'homme doit inventer sur le moment, dans une conversation : c'est de l'humour « humain », pas perfectionné, et qui donc ne fait rire personne. A la fin de la nouvelle, les extraterrestres étant démasqués, ceux-ci décident d'arrêter l'expérience, et les humains ne rirent plus du tout... (tristesse infinie !)
Une autre référence à une nouvelle : il s'agit de Le Haut et Gentil Lieu, de Richard Matheson, et dans lequel un homme tente de découvrir l'origine de toutes les histoires drôles, de préférence les « salées »... Excellente nouvelle, donc si vous avez l'occasion de la lire...

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui...

# Posté le dimanche 04 décembre 2005 14:54

Les hommes et les femmes sont-ils égaux ?

Vaste question, et je sens qu'au moins une réponse va m'attirer les foudres des mémères du MLF... Donc exceptionnellement je vais m'abstenir de faire une seule blague macho (et c'est assez rare, tous ceux qui me connaissent le savent) tout au long du post. Et quelque chose me dit que ça va être dur... ;-) Maiis non c'est pas vrai... Je vous aime, les filles !
Recentrons le sujet. A la question précédente, je répondrais donc oui au début du genre humain, non par la suite et malheureusement non aujourd'hui encore.

Mais une question vient à mon esprit : qu'est-ce que l'égalité (gna gna gna gna... il faut toujours que je remette tout en question, moi...) ? L'égalité, à mon avis, n'est pas quantifiable : on ne peut pas dire que la femme est égale à l'homme. Point de machisme ici : simplement, le genre humain est tellement complexe que l'on ne peut pas voir si la femme (en général et en moyenne et dans tous les domaines que ce soient le bricolage ou le repassage) est égale à l'homme (idem). De plus, il y a tout le temps des exceptions, et les hommes regardent le foot tandis que d'autres femmes sont patronnes du MEDEF (par exemple).

Donc, à défaut de savoir dans l'absolu si les hommes et les femmes sont égaux en qualités, voyons si les hommes et les femmes sont égaux dans la société, mais aussi physiologiquement. Et on va procéder par ordre chronologique, en faisant un voyage dans le temps.

A l'intérieur du mur de Planck, donc avant le big-bang, nous pouvons distinguer (oups, je suis allé un peu trop loin...)
Sur la planète Mulliarii, les Krygonites ont (trop loin aussi... excusez-moi, c'est un vieux modèle)
Au commencement était l'homme préhistorique. (ah ben voilà !)
Au commencement, il y avait l'homme préhistorique, notre ancêtre, et apparenté au singe. Les hommes et les femmes (comme le mâle et la femelle depuis la naissance de la vie) sont physiologiquement égaux. Bon, en fait, pas vraiment : les femmes ont un squelette plus chétif que celui de l'homme. Et les hommes ont 150 cm³ de cervelle de plus que les femmes, mais les femmes compensent en ayant des tissus plus concentrés. Et la voix de l'homme est plus grave que celle de la femme ; pour certains, cela évoque le tonnerre, qui fait peur. A priori, rien de bien méchant donc.
Les hommes de cette époque n'étant pas très évolués (on était entre les dinosaures et le four à micro-ondes, je vous rappelle), ils ne juraient que par la violence. Violence pour chasser, violence pour se battre contre des tribus adverses... Ils ont un beau jour remarqué que la femme était plus chétive qu'eux. Et, les bougres, ils ont exploité cet avantage : la femme fut déclarée faible, et devait obéir au plus fort, l'homme. La femme n'était bonne qu'à tomber enceinte (pardon mesdames) pour assurer la descendance de l'espèce. C'est d'ailleurs aussi pour cela que les victoires contre des tribus adverses avaient souvent pour conséquence la capture des femelles adverses.
Quand les hommes se sont sédentarisés, il fut aussi décrété que les hommes iraient chasser le mammouth, pendant que les femmes resteraient dans la grotte, pour élever les enfants et rester à l'abri. Et cette « innovation » a eu des conséquences qui se répercutent sur le comportement des hommes et des femmes encore aujourd'hui. Les hommes ont un squelette plus robustes et sont plus adroits que les femmes car ils sont allés chasser le mammouth dans les temps anciens. Ils ont aussi un sens de l'orientation meilleur, car ils devaient se repérer constamment pour retrouver les zones de chasse et la grotte. Les femmes, quant à elles, sont plus habiles de leurs mains, car c'est elles qui ont inventé le tissage et d'autres choses comme la poterie, car elles trouvaient le temps long en attendant les mâles. Elles ont aussi une meilleure vision « proche » des choses, car elles restaient dans la caverne tout le temps ; ainsi, je suis incapable de trouver les cotons-tiges dans ma salle de bains alors qu'ils sont sous mon nez, et que ma s½ur les trouve en cinq secondes chrono (un exemple que tous les hommes connaissent, je pense... ;-) ). Autre conséquence : les femmes sont plus bavardes que les hommes (d'aucuns disent que c'est une légende urbaine, mais certains exemples me laissent penser le contraire...) car elles devaient s'occuper en attendant les hommes. Une dernière pour la route : la « tradition » qui veut que ce soit la femme qui s'occupe d'élever ses enfant vient aussi de là.
Quant au comportement sexuel, il vient aussi de ces temps reculés (voir un précédent post).

Par la suite, ce comportement s'est perpétué, au point qu'il fut quasiment inscrit dans nos gènes. Et cette idée si chère aux hommes que la femme était inférieure à lui a continué dans toutes les religions. Dans la Bible, l'histoire de la côte d'Adam sous-entend que la femme est un « sous-produit » de l'homme (ce qui est étrange, c'est qu'on retrouve la barre manquante, la « côte », dans les chromosomes XX (femme) et XY (homme) ; le Y pourrait être un X qui a perdu une côte...). De même, c'est à cause de la femme que l'homme a perdu sa divinité (alors que si on y réfléchit, c'est à cause du serpent ; et puis de toute façon, si Adam était si intelligent, il n'aurait pas été aussi couille molle et ne se serait pas laissé influencer par Eve, qui elle était convaincue qu'il fallait croquer la pomme... ça y est, je l'ai dit). Dans le Coran aussi, la femme est inférieure, puisqu'il est conseillé d'avoir plusieurs femmes et de donner plus d'argent en cas d'héritage à un fils qu'à une fille. D'autres exemples en pagaille, bien sûr : le fait que les femmes ne peuvent pas être prêtres, etc.
L'Histoire ayant été fortement marquée par les religions (et aussi par les comportements ancestraux), on y retrouve cette idée de domination de l'homme sur la femme (au Moyen Age, la femme était alors considérée comme le suppôt de Satan, qui n'était bonne qu'à tenter les hommes et à les faire succomber au péché de chair...). Et ce n'est qu'après, bien après, au XXème siècle en fait, que la femme a pu commencer à « gagner ses galons d'indépendance », si je puis dire.
Bref rappel chronologique français (je prends l'exemple français, car c'est un exemple que je connais et qui est grosso modo le « schéma de base » des pays civilisés). Dans les années 1870 déjà, la séparation de l'Eglise catholique et de l'Etat ouvre la voie à une « revalorisation » de l'image de la femme : en effet, l'Etat n'étant plus influencé par les catholiques, la femme peut ne plus être considérée comme un sous-produit. Il faut attendre la guerre de 14 pour voir un vrai désir d'indépendance des femmes (bon, ok, il y en avait aussi chez Molière... ;-) ). En effet, pendant que les hommes sont au front, ce sont les femmes qui prennent leur place au travail. Et une fois la guerre finie, les femmes, qui soudainement ont réalisé qu'elles étaient au moins aussi bonnes que les hommes pour le même travail, ont manifesté pour leurs droits (l'exemple des suffragettes, qui ont milité pour avoir le droit de vote). Et petit à petit, les femmes ont obtenu autant de droits que les hommes, à force de batailles, de manifestations féministes et de mouvements tels que « Ni putes, ni soumises ».

Mais la femme a beau avoir autant de droits que l'homme, celui-ci a toujours ces comportements ancestraux au fond de lui. Ainsi, même s'il consent à donner autant de droits que lui à la femme pour qu'elle le laisse tranquille, il n'en reste pas moins convaincu que la femme est inférieure à lui (mais bien sûr, tous les hommes ne pensent pas comme ça pour autant). C'est comme ça qu'à l'heure actuelle les femmes sont globalement moins bien payées que les hommes, qu'il y a plus de politiques hommes que des femmes, qu'il y a des blagues sur les blondes et pas sur les blonds, etc. On pourra citer beaucoup d'autres exemples, mais tout le monde le sait : les femmes sont considérées comme inférieures aux hommes dans notre société dite « moderne ».
Ce qui est déplorable. En effet, à l'heure du troisième millénaire, du chauffage central, de la cuisine presse-boutons et des voyages interplanétaires, la violence et la guerre ont quasiment disparues de notre quotidien (quelques exceptions masculines, pour ne citer aucun W...). Et cette inégalité homme/femme est due à un critère basé sur le physique et sur la capacité à courir le bison (je schématise...). Je vous le demande, en votre âme et conscience : est-ce que ce ne serait pas un juste retour des choses que d'enfin considérer la femme comme notre égale ?? Bien sûr que si, mais allez expliquer ça aux connards machos qui s'accrochent à leurs petits privilèges de petits hommes boursouflés de leur importance, et aux autres connards buveurs de bières, footeux jusqu'à la tombe et admirateurs de Johnny... C'est quasiment impossible, à mon avis... Bouh... Ca me déprime, moi...

# Posté le vendredi 28 octobre 2005 09:56

L'espoir est-il bon ?

L'espoir est-il bon ?
A mon avis (mon humble avis, celui auquel je me réfère quand je veux savoir objectivement ce que moi je pense), tout espoir est assez néfaste. Je m'en vais vous expliquer pourquoi (suivez-moi et ne traînez pas en route, c'est dangereux et ça grouille de narzgêul par ici).

Tout d'abord, commençons par définir la notion d'espoir. Qu'est-ce que l'espoir ? A quel comportement humain cela correspond-t-il ?

L'espoir est une notion humaine, totalement et définitivement inventée et réservée aux humains. Un ours n'espère pas, de même qu'un ragondin musqué des marais poitevins. Il n'y a que l'homme qui est capable d'espérer quelque chose.
Mais alors que je fais une pause pour me dégourdir les mimines, mon regard tombe sur mon chien qui, habilement il est vrai, me regarde et regarde le jambon qui se trouve sur la table. Il espère l'avoir, le sacripant (eh non, il ne m'insultait pas...)... et c'est en totale contradiction avec ce que je viens de dire (saleté de cabot, va). Pourquoi ? Parce que le chien est un saprophyte. Et que Brigitte Bardot ne vienne pas m'emmerder, ça n'est pas une insulte. Un animal saprophyte (je sens que je vais me planter dans l'orthographe de ce mot avant la fin de ce post) est un animal qui a muté au contact de l'homme (magie !). Le chat, par exemple, est un saprophyte car il était un félin, mais s'est laissé domestiquer par l'homme. De même, le chien était un loup qui s'est assagi pour « plaire » à l'homme. Les saprophytes agissent par intérêt, parce qu'ils se sont vite rendus compte qu'ils pouvaient très bien, je prends l'exemple des loups, arrêter de chasser en meute, et d'hurler à la lune comme des cons et à la place être nourris, logés, réchauffés et avoir de l'affection en coopérant avec l'homme. D'ailleurs, ça n'est même pas de la coopération, mais de la domination ; le saprophyte accepte d'être dominé et on subvient à tous ses besoins (situation un peu paradoxale il est vrai). Et l'espoir ? L'espoir est apparu au contact des humains, et avec la cohabitation. En effet, dans la nature, les animaux évitent les animaux dominants de peur de se faire tuer. Ainsi, l'homme est le seul à pouvoir coopérer avec une quelconque forme animale ; les seuls cas d'animaux qui coopéraient avec une autre espèce vivante, sont les poissons-clowns et les anémones, et les fourmis et les acacias cornigeras. L'homme étant dans une position dominante et ne voulant pas nécessairement du mal à certaines espèces animales, quelques-uns de ces animaux ont choisi la coopération avec le dominant car il peut plus qu'eux, et ces animaux espèrent donc obtenir de l'aide (voir un cocker, un homme et du jambon – voir ci-dessus). L'espoir existe donc chez les saprophytes, mais dans une moindre mesure que pour les hommes.

En divergeant ainsi sur les animaux (désolé), nous avons quand même mis le doigt sur un moteur essentiel de l'espoir. En effet, j'ai dit plus haut que les animaux espéraient l'aide que les animaux espéraient l'aide du plus fort. Eh bien, c'est exactement la même chose pour nous.
Mais à l'heure actuelle, et d'une manière générale depuis que l'homme vit en bande et tue des mammouths cent fois plus lourds que lui parce qu'il est en bande, qu'est-ce qui est plus fort que l'homme ? Je parle de la force brute, primale ; la seule que l'homme puisse comprendre, en fait. Qu'est-ce qui peut tuer l'homme, à l'heure actuelle ? Les bactéries, mais des nouveaux antibiotiques voient le jour très souvent ; et quand bien même la peste noire du XVème n'a pas tué tout le monde en Europe, mais « que » un quart (le reste étant quasiment immunisé). Non, la seule chose qui peut tuer les hommes, c'est la mort (étonnant, quand on y réfléchit) ; la mort, donc la dimension supérieure, c'est à dire Dieu.

Nous en arrivons au point crucial de la démonstration : l'espoir humain se rapporte directement à Dieu, à la dimension supérieure (Ouroboros, l'Alpha et l'Oméga, Allah, ou Brad Pitt, que sais-je...). L'espoir animal aussi, puisqu'un maître est un Dieu aussi (mais a-t-on jamais vu des chiens prier ou des chats-pelles ? ...).
Quand on espère que quelque chose va arriver, on place la réussite d'un projet entre les mains d'une force supposée supérieure, et qui peut plus que nous soi-disant. C'est le cas aussi (et surtout) des prières.

Nous arrivons (après moults détours finalement) au problème central : l'espoir est-il bon ? Eh bien, je pense que non, et je vais vous dire pourquoi.
Quand on espère que quelque chose va arriver, on se décharge de sa responsabilité, on la met sur une force inconnue qui n'existe peut-être pas : Dieu, en résumé. On espère que Dieu va changer le cours des choses pour nous le rendre favorables et combler nos attentes. Ou alors, on s'en remet au hasard, mais j'ai déjà prouvé que le hasard n'existe pas en ce bas-monde. Et même si le hasard existait, qui oserait nier que le hasard aussi est une création de Dieu ?
Le problème qui se pose quand on espère que quelque chose va arriver est le suivant : à force d'espérer, ne restons-nous pas les mains croisées, passifs, alors qu'on pourrait prendre les choses en main ? Est-ce que nous ne nous sous-estimons pas ? Ou au contraire, surestimons-nous nos problèmes, en pensant que seule une force divine peut les résoudre ? Bien évidemment, si. Mais bien sûr, on peut objecter l'effet psychologique de la méthode Coué : à force de se dire que ça va marcher, ça marche. Mais rester les bras croisés ne change rien, même si l'on est persuadé que quelque chose va changer.

Alors que faut-il faire, docteur ? Eh bien, je pense que le rejet en bloc de tout espoir est aussi néfaste. Il faut au contraire continuer à espérer ; mais au lieu d'espérer bêtement, il faut se poser les bonnes questions, et faire en quelque sorte une analyse de l'espoir, de la chose voulue. Est-ce que je le veux vraiment ? Est-ce que ça n'est pas égoïste (dans le sens où ça risque de nuire aux autres pour mon bon plaisir) ? Est-ce qu'il n'y a que Dieu pour exaucer mes v½ux ? Est-ce que je ne pourrais pas tenter quelque chose pour réaliser moi-même la chose ?
En se posant ces questions, je pense que l'on peut aboutir à une notion de l'espoir restreinte, où l'on n'espère plus beaucoup, mais où l'on croit en soi. En effet, le simple fait de réaliser quelque chose par ses propres moyens alors qu'on espérait juste avant que cela se produise comme par magie, ce simple fait nous fait en quelque sorte accéder au statut de divinité, puisqu'on a accompli une tâche réservée à Dieu. Et pour ceux qui disent que ça ne peut pas marcher à chaque fois, rappelez-vous ceci : « Dieu a créé l'homme à son image ». Il ne l'a pas créé plus faible que lui, ou plus bête, il l'a créé à son image. Nous sommes tous des Dieux. Et nous pouvons tous prendre notre destinée en main pour accomplir des tâches divines. « Si vous voulez-voir un miracle, devenez-le ! » (... c'est dans Bruce Tout-Puissant... quelles références philosophiques et cinématographiques, n'est-il pas ?)

# Posté le vendredi 14 octobre 2005 10:07

Modifié le dimanche 27 mai 2007 10:50

La Lune a-t-elle une influence sur l'homme ?

La Lune a-t-elle une influence sur l'homme ?
Question pas très philosophique, me direz-vous, mais il n'empêche que ce sujet présente un certain intérêt... J'avoue et je plaide coupable, c'est aussi pour certains que je développe ce sujet (ils se reconnaîtront...), car la lune revêt de multiples attraits pour certains... Au clair de la lune, mon ami Pierrot...
J'arrête là ces digressions oiseuses, on n'est pas là pour parler bassement de l'astre nocturne, et puis de toute façon j'ai un cassoulet sur le feu.

Allons-y donc. Est-ce que la Lune a une influence sur l'homme ? Bien sûr, je réponds oui, un oui majuscule et catégorique ! Et je ne pense pas qu'à la divine Séléné (revenez plus haut et lisez entre les lignes...), mais à toutes les façons que notre bonne vieille Lune utilise pour se rappeler à notre mémoire.

La Lune, pour des raisons qui m'échappent pour le moment, a une influence sur les hommes, aussi bien un effet physiologique que psychologique. Au niveau physiologique, il n'y a pas beaucoup de faits réels sur lesquels on peut se baser, mais beaucoup de rumeurs et de trucs de grand-mères. Par exemple, le fait qu'il y ait plus d'accouchements lors d'une pleine lune. Pourquoi ? Mystère, on ne sait même pas si c'est vrai... Il y a aussi le fait que ma mère dort mal les jours de pleine lune (je sais, vous vous en foutez royalement), et le fait que mon chien hurle la nuit alors qu'il est endormi, mais c'est parce qu'il y a la pleine lune (re-). On murmure aussi que le cycle menstruel de la femme (28-29 jours, enfin ça dépend si il y a anguille sous roche, si j'ose m'exprimer ainsi... hum...) est précisément réglé (jeu de mots facile et macho, je sais...) sur la Lune et ses phases (une pleine lune tous les 28-29 jours, si vous réfléchissez bien ça devrait coller...).

Au niveau psychologique, les effets sont beaucoup plus certains et beaucoup moins contestables. Voir ci-dessus (ok, j'arrête après ça). Mais aussi et surtout notre calendrier qui est l'exemple le plus frappant ! Bon, vous allez me dire que les mois ont 30 ou 31 jours, mais cette durée est assez proche, quand même ; les jours de différence sont liés au fait que l'année (période de la rotation de la Terre autour du Soleil, c'était plus pratique comme ça pour les saisons) compte 365 jours ; au lieu de faire 5 mois de 73 jours ou autre, on a ajusté les mois pour que la somme des jours colle, et on a laissé tomber la Lune au profit du Soleil (le calendrier égyptien était fidèle à la Lune : 12 mois de 30 jours plus cinq jours supplémentaires ; le calendrier musulman, quant à lui, est toujours basé sur les mois de 29 jours). Un dernier truc pour les sceptiques : en anglais, lune se dit moon et mois... month ! (et je défie aux mots croisés le peloye qui m'affirme avec impudence qu'on ne retrouve pas le même radical...)
Autres conséquences psychologiques : les croyances diverses. Je n'ai aucune idée de ce que dit la Bible sur la Lune, et je n'ai pas non plus une connaissance approfondie du Coran (alternatif ou continu). Mais il est des croyances que tout le monde connaît... Surtout les fans de films d'horreur (les vieux films, les bons vieux films muets avec Lon Chaney ou Boris Karloff, flippants à souhaits dans leurs costumes... sophistiqués)... Bon, je vous aide : ça commence par un animal cousin du chien et ça finit par un chanteur... Je pose maintenant cette question : pourquoi à votre avis, les loups-garous (car c'est d'eux qu'on parle bien entendu) se transforment à la pleine lune et pas au vendredi 13 ? (parce que c'est déjà le jour du Loto ?) C'est bien qu'il y a influence psychologique quelque part, non ?
Il y a beaucoup d'autres influences que l'on peut citer (mais j'ai la flemme aujourd'hui), comme par exemple les marées.

Alors revenons à notre question. La Lune exerce-t-elle une influence quelconque sur les Homo Sapiens ?
Certainement. On vient de le montrer, une influence plus mystique et psychologique qu'autre chose. Mais aussi un effet sur l'homme et son développement.
En effet, la Lune est toute seule dans le ciel. Elle est donc aisément observable (c'est d'ailleurs pour cela que les Egyptiens, et a fortiori nous, ont choisi la Lune comme référence pour leur calendrier : parce que les phases de la Lune étaient plus faciles à observer que les phases du Soleil, si phases du Soleil il y a, auquel cas les Egyptiens se seraient brûlés la rétine pour rien) par les astronomes éventuels, d'autant plus que c'est le seul objet spatial visible la nuit à l'½il nu et dont on peut distinguer des caractéristiques (mis à part le satellite spatial russe qui est tombé dans mon jardin hier). Il est vrai que grâce à la Lune, les astronomes ont pu voir le jour (enfin... la nuit... enfin on se comprend) car ils avaient quelque chose d'intéressant à observer (j'imagine bien la scène s'il n'y avait pas eu de Lune : « Majesté, j'ai besoin d'écus pour faire un genre de bidule pour pouvoir mieux regarder le ciel et voir de quoi on est entouré ! – Pour quoi faire, garçon, y'a rien à voir, à part des points brillants... »)
En passant, je formule une uchronie gratuite : que ce serait-il passé si nous avions eu plusieurs satellites en orbite autour de la Terre ? Probablement la même chose que si nous avions eu plusieurs Soleils, je suppose... Ca n'aurait pas eu grande importance, mais bon, vous savez ce qu'on dit : un battement d'ailes de papillon...

Pour conclure, je dirais qu'il est impossible de savoir ce qu'il se serait passé si nous n'avions point eu la Lune, mais toujours est-il que, son influence disparaissant avec elle, nous vivrions dans un monde totalement différent, avec 5 mois de 73 jours, des loups-garous tous les vendredi 13 et aucun surfeur ; Galilée n'aurait pas été astronome, n'aurait pas inventé un bidule pour voir dans le ciel mais aurait peint des très beaux tableaux ; la NASA n'existerait pas et on n'aurait pas eu dans les livres « Prise de la Lune par les Américains : 21 juillet 1969 ». Drôle de monde, non ? Oui, c'est vrai, question de point de vue...

# Posté le vendredi 14 octobre 2005 10:05

Modifié le dimanche 27 mai 2007 10:42

Tout est-il sexuel ?

Tout est-il sexuel ?
Eh bien, à moins de me tromper, je dirais oui. Et m'avez-vous déjà vu me tromper ? Bien sûr que non. Donc, oui, tout est sexuel. Pourquoi ? Question complexe, que je vais m'efforcer de débroussailler.
Par « tout est sexuel », j'entends que tous les comportements humains sont basés sur le sexe, ou sur la libido (l'envie de sexe). Ce qui n'est nullement honteux, contrairement aux dires des fanatiques protestants américains qui mènent croisade pour le retrait d'½uvres contenant un tant soit peu de sexe et pour l'enseignement à l'école de la version de la création du monde de la Genèse. Le désir sexuel est un acte normal et sain, puisqu'il permet l'extase et la perpétuation de la race humaine.

Cette théorie, à savoir que tout est sexuel dans le comportement humain, a été popularisée par les théories psychanalytiques de Sigmund Freud. Freud avance, dans son importante ½uvre, que tous les comportements humains sont basés sur le sexe, et sur l'envie d'avoir des relations sexuelles avec les partenaires potentiels que constituent nos corrélégionnaires humains. Dans son livre Introduction à la psychanalyse (de 1916, donc plus tout jeune et toujours vrai d'ailleurs), il consacre un tiers du livre à nous démontrer que tous les rêves que nous faisons ont un caractère sexuel, dissimulé derrière différents symboles ou non. Bien sûr, Freud n'est pas le seul psychanalyste, et d'autres, Lacan et Jung pour les plus connus, tirent d'autres interprétations des rêves. Mais Freud démontre, grâce à l'analyse assez poussée de certains rêves, que tous ou presque ont des connotations sexuelles importantes. En fait, la majorité des symboles sont sexuels, mais plusieurs symboles différents ont parfois la même signification, de sorte que l'interprétation des symboles est selon lui « souvent monotone ». Par exemple, pour l'organe sexuel de l'homme, on trouve énormément de symboles : tous les objets qui ressemblent un peu (arbres, cannes, parapluies) ; les armes blanches (couteaux, sabres) et armes à feu (pistolets et fusils) ; mais aussi les robinets, les porte-plumes, les serpents, les dirigeables, etc. Je m'arrête ici, car ce ne sont que des exemples et il est temps de passer à autre chose. Mais si ça vous intéresse, vous pouvez trouver le livre dans les librairies ou grandes surfaces, mais le texte étant tombé dans le domaine public, vous pouvez trouver des copies au format Word ou Acrobat Reader sur Internet (et elles sont légales !).

Continuons un peu. Les rêves nous montrent que le sexe est omniprésent dans l'esprit humain, mais de façon voilée et/ou symbolique ; bref, de façon inconsciente. Ne dit-on pas que chaque homme abrite une bête en lui ? (on dit même qu'en chaque homme, il y a un cochon qui sommeille, alors...) Et ce n'est pas le docteur Jekyll qui dira le contraire. Le sexe est présent dans l'esprit de l'homme depuis la nuit des temps. En effet, déjà au temps de nos lointains ancêtres, quand on gagnait un combat, on gagnait un territoire, mais aussi les femelles de la tribu adverse, qui se soumettaient et que l'on pouvait prendre avec soi. Pas très galant, mais bon...
Permettez-moi à cet égard de vous livrer une théorie établie par des chercheurs pour appuyer mes dires. Cette théorie explique notamment beaucoup de comportements sexuels humains. Imaginez-vous l'homme à l'âge des cavernes, quand il n'avait même pas adopté la posture debout et qu'il marchait à quatre pattes. L'homme et la femme étaient nus comme des vers, et cela facilitait beaucoup les relations sexuelles. En effet, quand la femme éprouvait le désir de faire l'amour, ses fesses se gonflaient et prenaient une teinte rose caractéristique ; ainsi, le mâle était informé du désir de la femme et pouvait satisfaire ses besoins, si je puis m'exprimer ainsi. Mais quand l'homme passa à la posture debout, tout s'est compliqué. En effet, avec la posture debout, l'homme ne pouvait plus voir si la femme éprouvait le désir de faire l'amour (d'ailleurs, le gonflement des fesses a à ma connaissance disparu, car il ne servait plus à rien une fois debout ; par contre, il paraîtrait que les seins d'une femme grossiraient de 25% durant l'acte sexuel... à condition de pomper assez fort messieurs mdr ;-)), ce qui était assez problématique. En effet, la femme devrait avoir une envie impérieuse de faire l'amour le quatorzième jour, au summum de son ovulation. Les mâles prirent donc l'habitude d'exiger l'acte sexuel très souvent, afin que la partenaire sexuelle ne soit pas insatisfaite. Mais ce ne fut pas la seule conséquence. En effet, avec la position debout, les mâles ne voyaient plus les fesses des femelles ; ils se sont donc intéressés à ce qui était le plus proéminent, c'est à dire les seins. La station debout « pénalisait » aussi les mâles. En effet, quand ils étaient à quatre pattes, ils pouvaient cacher dans l'ombre de leur ventre leur érection, ce qui est impossible quand on se tient debout. Les mâles utilisèrent alors une parade : les vêtements. C'est ainsi que les premiers vêtements ne furent pas des vêtements contre le froid ou la pluie, mais des cache-sexes. Mais aussi, des lois furent fixées dans les tribus, interdisant l'inceste ou les comportements nuisibles, comme l'emparer de la femelle d'un mâle dominant (ça n'a pas trop changé). Et selon cette même théorie, le langage serait apparu grâce au sexe. En effet, le langage permettait à chacun de réguler les rapports et de s'expliquer sur ses intentions, voire de convaincre l'autre. D'autres modifications, physiologiques celles-là, sont apparues, comme la possibilité pour l'homme de maintenir son érection plus de trente secondes (ce qui était impossible avant), et le fait que l'orgasme féminin soit beaucoup plus fort que l'orgasme masculin (en effet, un orgasme aussi fort empêchait la femme de se relever immédiatement, ce qui facilitait le trajet des spermatozoïdes car ils n'avaient plus à lutter contre la gravité.
Vous le voyez donc, la sexualité et la station debout ont engendré bien des conséquences sur l'homme et la femme et leurs comportements respectifs.

Une autre preuve que tout est sexuel, c'est la société dans laquelle nous vivons. En effet, il vous suffit de regardez MTV pour vous en rendre compte : vous avez les clips de rap avec des femmes assez peu vêtues se trémoussant tellement que ça en devient indécent ; des clips de « pop-stars » qui ne servent qu'à nous faire visiter l'intégralité de leur anatomie... ; sans parler de la 77ème opération de chirurgie esthétique de Mariah Carey visant à augmenter le volume de sa poitrine... La chirurgie esthétique en elle-même est une preuve que le sexe gouverne les pensées par l'instauration du culte du beau.
Un autre exemple flagrant est celui des publicités. En effet, les publicités n'ont qu'un but : vous faire acheter. Alors les publicitaires, qui ont bien compris que la plus importante zone érogène était le cerveau, utilisent le sexe pour vendre. Par exemple, vous avez toutes les marques de cosmétiques, l'Oréal en tête, qui utilisent des stars au physique avantageux (Rossy de Palma n'a jamais fait de pub pour l'Oréal, par exemple) pour vanter les mérites des produits ; de cette manière, les clients achètent pour pouvoir séduire de la même manière que ces filles-là. On a vu d'autres publicités beaucoup plus subtiles ; en effet, les cosmétiques sont reliés à la beauté (et si tout n'était pas sexuel, il n'y aurait pas beaucoup de cosmétiques...), et c'est assez facile de voir le parallélisme. Mais on a vu par exemple une publicité pour une voiture où l'on montrait une voiture sortir d'une pilule bleue fabriquée en série dans l'atelier portant le numéro 69... De même, la publicité pour la marque de shampoing Herbal Essences nous montre une femme se laver les cheveux en poussant des cris de jouissance allant crescendo ; quand ces cris sont au plus fort, on nous montre l'image très évocatrice d'une bouteille de shampoing avec des fleurs qui sortent par le bout assez violemment... (les psychanalystes doivent se régaler en regardant les publicités...). Ces publicités utilisent donc les symboles sexuels pour vendre, mais il y a une manière beaucoup plus subtile qui est utilisée pour agir sur l'inconscient, la bête qui sommeille en nous ; quand on nous montre une photo d'une personne, cette personne a en général les pupilles dilatées. Ca ne se voit que si on y fait attention, mais notre inconscient le remarque quand même. Or, quand une personne a les pupilles dilatées, c'est qu'elle est dans le noir ou... qu'elle éprouve du désir pour quelqu'un !

L'ultime question que l'on se pose, c'est pourquoi diable tout serait-il sexuel ? Pourquoi l'homme devrait-il toujours agir pour plaire à ses partenaires sexuels ? Eh bien, le sexe est le moteur de toutes choses car c'est un désir basique, que l'on peut assouvir assez facilement. Il procure une extase qui n'est possible autrement que par la transe, ce qui est assez peu commode il faut le dire. Il permet aussi de renforcer les liens avec son ou sa partenaire. Et il permet d'avoir un enfant pour perpétuer la race humaine. De plus, le sexe est dans notre société assez tabou ; il est indécent de parler en public de sexe, on n'en parle pas non plus à la télé, les blagues grivoises ou autre calembours se réservent pour les vestiaires de rugby... Or, ce qui est tabou excite forcément toutes les convoitises, tous les secrets attirent des curieux. Comme disaient les Grecs, « le secret le mieux gardé est celui qui est exposé à la vue de tous sans qu'ils s'en rendent véritablement compte ». Le sexe étant caché, il gouverne inconsciemment le cerveau. D'ailleurs, le fait qu'on ne puisse en parler en public explique que les rêves soient chargés de symboles sexuels, car c'est la seule période où le cerveau peut s'exprimer vraiment librement.

De ce constat, on peut tirer d'autres interprétations des actes et pensées de chacun. Par exemple, l'angoisse d'abandon que l'on peut éprouver est une variation de la peur de ne pas avoir de partenaire. Si l'on prend soin de son corps, c'est pour plaire, et donc pour « attirer » les partenaires sexuels. Si beaucoup aspirent à la célébrité, c'est dans l'espoir de trouver des partenaires. Si des gens veulent être admirés, c'est pour flatter leur ego, car celui qui est aimé et flatté a de plus grandes chances de trouver une partenaire. Etc, etc.

Si vous me permettez ce trait d'humour pour conclure (soyez indulgents...) : l'homme, tout au long de sa vie, est comme les Etats-Unis : il est gouverné par un gland !

# Posté le vendredi 19 août 2005 10:12

Modifié le samedi 26 mai 2007 06:26