La question étant posée, il ne me reste plus qu'à poser la réponse (comme disait si justement l'autre).
A mon avis, on peut douter, et on doit douter. Mais peut-on douter de tout, absolument tout, tout remettre en cause ? Et est-ce possible ?
Avant de partir dans un long et périlleux voyage vers l'infini et au-delà, mettons les choses au point : quand je parle de doute, c'est de remise en cause, de méfiance ; ça n'est en aucun cas des doutes humains, des questions, des peurs, des angoisses, du genre « Est-ce qu'il m'aime ? Est-ce que je peux lui faire ça ? Est-ce qu'il a vu que j'avais mis mon string rose ? ». Si nous nous attachions à ceci plus particulièrement, l'on quitterait alors le domaine de la philosophie pour entrer dans le domaine de la psychologie (pas que l'envie m'en manque, mais c'est qu'après on va venir s'installer sur mon divan pour tout me raconter alors que j'en ai strictement rien à foutre ! – ne niez pas, je vous connais). Donc, le doute dans cet article sera entendu au sens le plus existentiel du terme, le plus profond, le plus paranoïaque.
Le doute est une notion totalement humaine ; c'est le fait de remettre en cause, de se poser des questions concernant quelque chose qui existe, que l'on peut voir. Et le doute est justement ceci aussi : ne pas croire en ses sens, penser à un mirage, etc. Ce que l'animal ne fait pas ; si l'animal voit quelque chose, c'est que ce quelque chose existe, forcément, là, devant nos yeux, et que l'on peut le toucher. Preuve en est : mettez un chat devant un miroir et il va faire le tour pour essayer d'attraper le chat qui est derrière le miroir ; pour lui, le miroir est une vitre par laquelle il aperçoit un autre chat. Il est aussi à noter (en parallèle avec le sujet précédent) que cette attitude ne varie pas en fonction de l'âge du chat (ou de son nom ou de son pelage, mais l'âge convient mieux à mon exemple) ; nous apercevons là aussi la notion de perfectibilité que les animaux n'ont pas (selon Jean-Jacques – pas Goldman, incultes, mais Rousseau).
L'homme, quant à lui, passe vers l'âge de douze mois par le « stade du miroir ». Qu'est-ce donc, allez-vous me demander, à part un grand édifice où il y a plein de miroirs, comme au Palais des Glaces ? (vous avez de ces questions, parfois...). Ce stade du miroir a été mis en évidence par le psychanalyste français Jacques Lacan. Il consiste juste en la chose suivante : mettez un bébé de douze mois devant un miroir, et il se reconnaîtra ; il sourira, se fera des grimaces, se trouvera beau... Cette attitude montre que le bébé se reconnaît dans un miroir ; il comprend qu'il ne s'agit pas d'une vitre, mais bien de son propre reflet. Ainsi, il comprend la vraie nature du miroir : réfléchir (pas comme certains, direz-vous, auquel cas je ne peux qu'approuver) ; l'enfant comprend donc que ce qu'il voit n'existe pas réellement, ne peut pas être touché bien qu'il puisse le voir. L'animal, lui (j'ai pris l'exemple du chat, mais je pense que ça doit marcher avec à peu près tous les animaux – seulement essayez de tenir un miroir devant un guépard et vous comprendrez qu'on considère que ça marche pour tous les animaux), s'en tient à sa philosophie : ce que je vois existe, mes sens ne me trompent pas, tout ce qui est vu peut être touché. Alors que l'homme doute, en quelque sorte, car il fait une différence entre « je vois quelque chose » et « ce quelque chose existe et est tangible » (du latin tangere, qu'on peut toucher) : il voit son reflet, mais celui-ci ne peut pas être touché.
Pourquoi l'homme réagit comme ceci ? Mystère. L'homme serait-il naturellement fait pour douter ?
Ceci ouvre la voie à mon deuxième paragraphe (quelle transition, vous avez-vu ?). Si ce que l'on voit n'est pas tout le temps réel (un autre exemple : celui des mirages dans le désert ou dans les jours où vous avez grand'chaud – c'est cruel, mais je ris en pensant à la tête qu'ont pu faire les premiers hommes des sables en voyant que la source d'eau qu'ils voyaient au loin s'éloignait en même temps qu'eux), alors pourquoi ce qu'on voit existerait forcément ? Dans quelques cas (mirages et miroirs en sont un – enfin, deux... vous m'avez compris ; un autre exemple (pour les pêcheurs) est que quand vous plongez un bâton dans l'eau, on dirait que la partie qui est dans l'eau est inclinée différemment de l'autre partie) ce que l'on voit est une illusion ; alors pourquoi ne pas faire un cas général ? Pourquoi tous nos sens ne nous tromperaient pas en permanence ? On accède au niveau supérieur...
Pensez aussi à vos nuits : quand vous rêvez, tout vous semble réel, vraiment réel, avec des sons, des paroles, des choses que vous voyez, que vous sentez par le toucher (ou même par l'odorat d'ailleurs). Et pourtant, vous rêvez ! Vous êtes dans votre lit, en pyjama ou autre, et votre cerveau a l'image de vous, nu batifolant dans les champs, ou en collant et en train de survoler la ville... Votre cerveau est trompé, vos sens vous trompent ! Pire, même : ces sensations que vous éprouvez si fortement, et qui pourtant n'existent pas, votre cerveau les ressent... Les ressent, ou se les fait ressentir ? Peut-être même est-ce votre cerveau qui manipule vos sens exprès – et dans ce cas, pourquoi ne pourrait-il pas le faire quand vous êtes éveillé ? Pire encore, si c'est Dieu possible, est-ce que vous n'êtes pas en train de rêver en ce moment même ? Ce que vous ressentez comme étant votre corps, existe-t-il vraiment, dans la réalité ?
Vous pouvez m'objecter : il y a un moment où le doute s'arrête. Même en considérant la théorie du rêve : même dans votre rêve les triangles ont trois côtés et le rouge reste rouge. A ce quoi je peux objecter : est-ce que l'on ne me manipulerait pas ? Par quel moyen ? eh bien de façon divine par exemple : un dieu qui s'amuserait à tromper tout le temps de vos sens...
Quelle horreur ! Quel cauchemar ! Mon Dieu que faire ?
Bon, j'avoue, j'ai triché. Largement, mais c'était pour appuyer ma thèse. Les idées directrices des paragraphes ci-dessus ne sont pas de moi ; elles sont de mon lointain ami René. René Descartes. Vous le connaissez peut-être ? Bon, toujours est-il qu'il suit ce même raisonnement dans son ½uvre, plus particulièrement dans ses Méditations philosophiques. Et il trouve même le moyen de s'en sortir : à la question Existé-je vraiment ? il répond par l'imparable Cogito, ergo sum, « Je pense, donc je suis ». Evident, en effet, et imparable : si je doute, si je me demande si j'existe, c'est que je pense. Et je ne peux pas remettre en question si ma pensée existe : bien entendu qu'elle existe, puisque c'est avec elle que je doute ! Donc, si je doute, je pense, et si je pense, que le grand cric me croque si je n'existe pas ! Donc si je pense, je suis.
(Parenthèse : cette phrase fut détournée de manière peu scrupuleuse par des humoristes de tout pays, à mon grand désespoir... Par exemple, l'infirmière qui soignait Descartes et qui enlevait le pus de ses plaies (berk) pouvait dire « Je panse, donc j'essuie » ! (il existe la même blague avec Descartes faisant la vaisselle, mais celle-ci étant moins élaborée et moins drôle, je vous épargnerai ce supplice... si vous voulez en savoir plus sachez que je suis imbattable sur le sujet des blagues pourries sur les philosophes – voir aussi la blague de la femme de Louis Althusser (laissez un commentaire si vous voulez que je la raconte...)). Une autre blague, ma préférée car la plus fine d'entre toutes, est celle de Descartes à l'auberge où il a ses habitudes : « Alors, m'sieur Descartes, une bonne mousse, comme d'habitude ? – Euh, je ne pense pas... » et pof ! Descartes disparaît !
Je referme la parenthèse ici. Oui, juste là ==>)
Mais l'on peut se dire : j'existe, d'accord, mais le monde autour de moi existe-t-il ? Ce à quoi je répondrais que 1) vous avez trop vu Matrix et 2) vous n'avez pas totalement tort. En effet, un congrès réunissant des scientifiques du monde entier, principalement des physiciens, s'est déroulé il y a quelques mois (été 2005 si ma mémoire est bonne). Le thème : le monde existe-t-il vraiment ? Et si tout ne serait qu'hallucination collective ? Ce qui a poussé les physiciens à se dire ceci, c'est que la théorie quantique, l'ensemble de lois qui régit l'infiniment petit – plus petit que les atomes même, si petit que l'on ne pourra jamais le voir avec un microscope (à cause de l'incertitude quantique (je crois que c'est comme ça que ça s'appelle) : pour regarder dans un microscope, il faut de la lumière ; or à ce niveau de petitesse les particules de lumière viennent percuter les particules qui nous intéressent, qui de ce fait sont « réveillées » et pas observables dans leur état naturel – tout au plus on peut prévoir les emplacements et autres avec des probabilités) – bref la théorie quantique a été démontrée comme étant « étrange » en 1982 (officiellement, donc ; c'était un physicien français, Alain Aspect), mais on s'en était aperçu avant, notamment au niveau des interprétations qu'on pouvait en faire (les mondes parallèles, par exemple, qui peuvent exister ou pas), que certaines choses étaient floues, incertaines, bizarres... Il est à noter que la théorie quantique, qui date de 1925, sert toujours et même plus que jamais dans notre vie quotidienne (notamment au niveau des ordinateurs et autres lecteurs mp3 et CDs), malgré ses bizarreries, et qu'elle n'a cessée d'être utilisée depuis sa création. Mais pour revenir au sujet de l'hallucination, eh bien des physiciens se sont aperçus qu'en considérant la réalité comme n'existant pas (ne me demandez pas comment ils font, je n'en n'ai pas la moindre idée), des bizarreries de la théorie quantique se résolvaient toutes seules ! Mieux, certains sont maintenant convaincus que tout dans l'Univers n'est qu'information, une sorte de salmigondis de 0 et de 1 (comme dans Matrix, oui oui). Bref, nous pourrions très bien vivre dans un ordinateur ; d'ailleurs, comment expliqueriez-vous que divers phénomènes se soumettent à des mêmes lois mathématiques, des relations trouvées par les humains (voir par exemple le nombre d'or, qui se retrouverait aussi bien dans notre corps que dans la proportion hommes/femmes dans les ruches ou dans les spirales d'ADN) : qu'est-ce qui pourrait nous empêcher de penser que ces formules ne sont pas celles qui servent au micro-processeur de notre ordinateur pour modéliser la réalité ?
Ces questions sont certes troublantes, mais je ne sais pas si l'on doit s'apesantir dessus : de toute façon, si la réalité est irréelle, comment pourrions-nous nous en extraire ? (ceux qui me répondent en prenant la pilule bleue que vous propose le grand Noir aux dents de devant écartées est prié de fermer la porte en sortant) On ne pourrait physiquement pas nous en échapper, et c'est pourquoi je pense que l'on peut dépenser son énergie ailleurs.
Dans ces quelques lignes que vous lisez depuis le début du deuxième paragraphe, voire du premier, vous vous rendrez vite compte que je n'ai traité en fait que d'un seul type de doute : le doute existentiel, « est-ce que j'existe vraiment, est-ce que le monde existe ? ». Nous avons démontré avec René que l'on ne pouvait décemment pas douter de sa propre existence ; donc, ma question se résout d'elle-même, puisqu'on a trouvé un contre-exemple, et dans ce cas, on ne peut pas douter d'absolument tout.
D'accord, alors disons qu'il y a au moins une chose dont on ne peut pas douter. Mais est-ce que ça nous empêche de continuer notre voyage, de regarder d'autres exemples, d'autres types de doute ? Assurément non, au nom de la curiosité et de la rigueur. Alors je continue.
Et je continue en parlant d'un autre type de doute, que l'on pourrait apparenter à la méfiance, et surtout à la paranoïa (là pour le coup, oui).
Vous est-il déjà arrivé de vous dire : si on me mentait tout le temps ? Si rien n'était vrai dans ce que les autres racontent ? S'ils étaient tous contre moi ? Mais ne le dites pas trop fort, vous allez vous faire interner...
Avez-vous vu le film (excellent) The Truman Show ? Dans ce film, Jim Carrey (Truman, d'où le nom du show) vit sur une île, et est content de sa vie. Divers éléments, contrariétés, empêchements l'empêchent de sortir de l'île, mais c'est très bien comme ça. Le problème est que tout le village, les habitants, la mer – tout cela est faux ! Les maisons sont un décor (« le plus grand studio jamais construit, visible depuis la Lune »), les habitants des figurants ; tout ça pour une émission de télé : The Truman Show. Truman vit dans un monde où il est le seul à être vraiment sincère et à ne rien subodorer ; mais après tout, pourquoi le devinerait-il ? La situation se corse, bien entendu, car Truman découvre finalement que tout n'est qu'illusion et carton-pâte, et qu'il y a un autre monde dehors. Et, si vous enlevez les symboles dans ce film (notamment à la fin, les escaliers et la voix qui sort de nulle part, omnipotente), il reste une question que se posent peut-être certains paranoïaques : le monde dans lequel je vis existe-t-il vraiment ? Est-ce que ce ne sont pas des acteurs qui tiennent les rôles de mes parents ?
Voilà une autre définition du doute, plus paranoïaque certes : mais honnêtement, qui ne s'est jamais posé la question (ça ne doit peut-être pas arriver à tant de gens que ça, mais c'est un procédé d'accroche) ? Je me souviens étant plus jeune, j'avais une vision encore plus bizarre (mais seulement le soir, quand la lumière est éteinte et les petits garçons censés dormir) : je me disais que si ça se trouvait, on tournait un film sur la vie de quelqu'un, un film très très long, et que les répliques étaient écrites à l'avance, et que tout le monde étaient des acteurs – même moi ! j'avais le rôle principal, et quand je m'endormais le réalisateur disait « Coupez », je rentrais chez moi et je revenais le lendemain, et je ne me souvenais pas de ça car j'étais trop dans mon personnage ou l'on m'avait forcé à oublier avec des drogues pour que ça aie l'air le plus vrai possible ! Dément, non ?
Et pourtant... Même si on en n'est pas encore au point de penser que tout le monde joue la comédie pour vous piéger (vision paranoïaque de la vie, certes, mais aussi assez nombrilesque – penser que tout est fait pour me berner, moi tout seul, et que tout ça est fait exprès pour moi... vous ne trouvez pas ça un peu mégalo ?), dans le climat de méfiance vis-à-vis de l' « information » dispensée par les médias (le plantage du raisin en Bretagne, à 13h avec Jean-Pierre Pernaut, vous appelez ça de l'information ?) et de méfiance vis-à-vis des rumeurs, on peut penser que tout le monde vous ment – peut-être pas qu'à moi tout seul, mais aussi à tout le monde (thèse du complot, judéo-maçonnique, Illuminati, extraterrestre, rugbiesque (on appelle ça une mêlée, mais en fait ils parlent de leurs plans pour nous asservir), minus-et-cortex-sque (du dessin animé du même nom) ou forestier (cette façon qu'ont les arbres de se regrouper tous ensemble dans les forêts ne me dit rien qui vaille... en plus face à une coalition mondiale d'arbres nous ne ferions pas long feu (héhéhé jeu de mots))) – bref vous m'avez compris, peut-être que la réalité n'est pas ce qu'elle est, que nous sommes tous manipulés...
Cette vision des choses est difficilement réfutable, car cette paranoïa, bien que touchant du monde, est individuelle : son degré diffère selon les individus. De plus, on ne peut pas la combattre, empêcher ces gens de penser ceci ; on pourrait jurer sur l'honneur que personne n'est contre personne, mais est-ce que ça aurait un effet sur les gens ? Non, bien évidemment. Donc on ne peut pas empêcher des gens de penser qu'ils sont manipulés, qu'on leur ment ; de plus, il est vrai qu'on leur ment, que chacun ment (le mensonge est le propre de l'homme, pour paraphraser Rabelais), alors...
Maintenant, et pour finir en apothéose cet article, l'on peut se poser la question : à quoi ça sert de douter de quelque chose ? Douter de l'existence, douter de la vérité, douter des autres, tout ceci a-t-il une autre finalité que celle de nous faire perdre notre énergie ? En effet, sous le coup du doute, l'homme devient anxieux, troublé, nerveux ; bref, son être intérieur est tiraillé entre plusieurs sentiments, il devient un véritable héros romantique, frissonnant dans l'éprouvante amertume des sous-bois de l'automne, vivant sa mort chaque jour en adorant la vie... (et ça n'est pas Clément qui me dira le contraire). Or, si l'on se réfère à Nietzsche, le brave homme de qui on avait coutume de dire qu'il « philosophait avec un marteau », à cause de sa tendance à vouloir détruire toute idole et idéâââl, si l'on se réfère à la pensée de cet homme-là on trouve ceci : Nietzsche préférait le classicisme au romantisme, car le héros romantique meurt jeune, pauvre, troublé, et se ruine la santé car il est déchiré sans cesse par des tourments intérieurs ; le héros classique, comme l'art classique, est plus fluide, les peintures appartenant à ce mouvement comportent de grandes zones de peintures qui ont été faites avec de grands gestes fluides, il est souvent représenté comme calme, dispos, et vivant à fond sa vie, au lieu de se la gâcher avec des histoires de c½ur comme le fait le héros romantique. C'est ce qu'a prêché Nietzsche vers la fin de sa vie : l'amor fati, le Carpe Diem des Anciens (et de Mr Keating, voir le film avec Robin Williams) ; l'amour de l'instant présent, en ne tenant pas compte du passé, ni du futur, en vivant à fond ses passions, pour que l'homme finalement ne soit pas frustré à la fin de sa vie. Ce à quoi les opposants de cette vision rétorquent que l'on ne pouvait pas pratiquer d'amor fati à Auschwitz-Birkenau, par exemple. Ne nous aventurons pas dans ce débat-là, là n'est pas la question.
La question est plutôt de savoir à mon avis qu'auraient fait Galilée, Copernic, Einstein et les autres si le doute et la remise en question n'existaient pas ? S'ils s'étaient refusés à douter, se disant qu'il fallait profiter du moment présent sans se laisser déchirer par des contradictions, que seraient-ils devenus ? Que serait devenue l'espèce humaine ? Car là aussi est la fonction du doute : remettre des choses, des vérités, des idées reçues, des préjugés en question, douter de leur véracité, de leur existence (quand on parle d'idées, les deux termes se rapprochent l'un de l'autre), se poser les bonnes questions – et évidemment se donner les moyens pour confirmer ou infirmer la thèse de départ.
Donc douter sert vraiment à quelque chose, à lever des incertitudes, des imprécisions, à rectifier des choses carrément fausses – bref, à faire avancer les hommes ! Et les hommes seraient-ils évolués à ce point justement parce qu'ils doutent ? Mystère...
En conclusion, l'on pourra répondre de la manière suivante : non, on ne peut pas douter d'absolument tout (ça ne serait pas vivable sinon) car on est au moins sûr que l'on existe, mais on peut douter de beaucoup de choses, sans que ce soit nécessairement vrai mais quand même irréfutable (= pas de contre-exemples probants) ; de plus, le doute ne peut pas être chassé, car il est partie intégrante de l'homme et le fait avancer en le poussant à découvrir de nouvelles choses en remettant en question notions et idées... Nous pourrions même dire que le doute est à la base même de la philosophie ! C'est pas beau, ça ?
Sur ce, je vais me pieuter. (déjà 01h33, c'est pas sérieux, ça !) ^^
Ah oui, les albums (pardon, j'ai failli oublier) : Kill the Fuse – Uncommonmenfrommars / Dangerous – Michael Jackson / 30 cm – Elmer Food Beat (eh oui, toi aussi, jeune, philosophe avec Daniela !)